Le film de
John Cameron Mitchell a fait couler beaucoup d’encre lors de sa sortie sur les écrans. Six mois plus tard et un dvd dans les bacs, c’est l’occasion pour nous de (re)voir le métrage.
Film à caractère pornographique ? Chef d’œuvre intimiste alliant érotisme et psychologie ? Chacun y est allé de son petit commentaire alimentant vivement le bouche-à-oreille. A la rédaction, on a opté pour la deuxième hypothèse, à savoir un bijou de sensualité et de poésie.
C’est vrai, le réalisateur n’y est pas allé de main morte en nous assénant de plans clairement sexuels. Pourtant,
Shortbus n’est pas un film X mais une histoire touchante mettant en scène une valse de protagonistes – paumés ou non – en quête d’amour. Ils sont motivés par l’envie de ne plus être seuls, par l’envie de vibrer, par l’envie de se sentir vivant. Et avouons que se pose bien là l’essentiel.
Le rendu sur dvd bénéficie d’un soin tout particulier, tant au niveau technique (image et son) qu’au niveau interactif. Les bonus brillent par leur intelligence de fond et de forme. On retrouve ainsi un documentaire « Comment filmer le sexe au cinéma ? » dans lequel l’équipe et notamment le réalisateur s’interroge sur l’art de filmer intelligemment le sexe.
Un autre supplément clôt rythmiquement le dvd en nous offrant le concert donné l’an dernier par l’équipe du film lors du festival de Cannes. Les acteurs interprètent tour à tour les chansons du film… Et en plus, la bande originale est top. Que demander de plus ?
Fanny Cairon