La faute à Fidel

    en DVD le 06 Juin 2007
La faute à Fidel
Si Fidel m'était conté...
(France)
Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H39 mn
Distributeur : Gaumont Columbia Tristar Films France - Editeur DVD : GCTHV
Sortie à la Vente en DVD le 06 Juin 2007
Sortie en salles le 29 Novembre 2006
D'après le roman « Tutta Colpa di Fidel » de Domitilla Calamai
Prix Michel d'Ornano pour le roman au 32e Festival Du Cinéma Américain De Deauville 2006

Résumé du film La faute à Fidel

Anna a 9 ans. Pour elle, la vie est simple, faite d'ordre et d'habitudes. Une vie qui se déroule confortablement entre Paris et Bordeaux. Sur une période d'un an entre 1970 et 1971, Anna voit sa vie bouleversée par l'engagement politique de ses parents ...

Galerie Photos : La faute à Fidel

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Les avis sur le film La faute à Fidel

 
 

    Notre critique : La faute à Fidel

      Si Fidel m'était conté...

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Anna est un personnage profondément bourgeois. À 9 ans, elle n’aime déjà pas que les choses changent. Malheureusement pour elle, ses parents ont une petite tendance communiste et en cette année 1970, ils décident de monter au créneau. Après un voyage au Chili, Marie et Fernando mettent en œuvre leurs convictions politiques : fini la maison dans la banlieue parisienne, fini l’éducation religieuse et, surtout, fini la tranquillité.

      Dans ce premier film, Julie Gavras trace la belle histoire de deux jeunes parents qui mettent leur vie en question et chamboulent ainsi la vie de leur petite fille (le petit garçon - adorable - s’acclimate beaucoup plus facilement). Au fil des discussions avec les baby-sitters venues d’ailleurs (à travers leur nourriture et leurs histoires) et des rencontres avec les Camarades de ses parents (« rouges et barbus »), Anna découvre de nouvelles valeurs : le partage, l’esprit de groupe et même quelques connaissances en pensée communiste. Dans une scène sobre mais malicieuse et profonde, la demoiselle montre aux étranges amis de ses parents comment manger une orange avec une fourchette et un couteau. En réponse, un des hommes partage une autre orange en lui expliquant que toutes les richesses du monde y sont réuni et qu’en la divisant, simplement avec ses mains, il permet à tout le monde d’obtenir une part de bonheur. Anna goûte le morceau du fruit qu’il lui tend et découvre une saveur qu’elle n’avait jamais pu approcher par ses méthodes "bourgeoises".

      Ce genre d’explications didactiques, le film en est rempli car Anna est curieuse et ses parents dévoués (autant à leurs enfants qu’à la cause communiste). Le film est un travail équilibré qui montre autant les beaux espoirs de la lutte communiste que les idioties que des adultes trop utopistes (émouvants Julie Depardieu et Stefano Accorsi) peuvent faire comme emmener ses enfants dans une manifestation sans penser aux dangers.

      Mêlant humour et petits drames du quotidien, Julie Gavras nous offre un film qui s’interroge sur l’éducation et le militantisme et qui n’en finit pas de rappeler que la famille est une des plus belle invention.

      Et à travers les yeux de la petite fille, le chant révolutionnaire Venceremos, « nous vaincrons », résonne merveilleusement…
      Marine Bedaux

    Critiques : La faute à Fidel 2 étoiles

    • Score
      Score

      " (…) La Faute à Fidel finit par trouver une identité émancipée, se réclamant d’un autre héritage : celui des films italiens doux-amers (…) "
      Alex Masson (article entier disponible dans Score n°24, page 98)
    • Le Monde
      Le Monde

      " Le (premier) film de Julie Gavras s'empare de ces clichés mais avec un regard original. Touchant."
      Jean-Luc Douin (article entier disponible sur le site du Monde)
    • TéléCinéObs
      TéléCinéObs

      " Une formidable et régénérante réflexion sur l’engagement. Julie Gavras signe une première ouvre passionnante."
      Patrick Loriot (article entier disponible dans TéléCinéObs)
    • Première
      Première

      " La Faute à Fidel alterne gravité et cocasserie."
      S. G. (article entier disponible dans Première n°358, page 56.)
    • Elle
      Elle

      " Heureusement que la petite Nina Kervel-Bey est formidable. "
      Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3178, page 50)

    Rencontre avec Julie Gavras, réalisatrice et scénariste

    Comment vous est venue l’idée de La Faute à Fidel?
    Il y a une douzaine d’années, j’ai vécu en Italie. Là j’ai rencontré Domitilla Calamai qui deviendra plus tard l’auteur de Tutta Colpa Di Fidel. Quelques années après l’avoir lu, Tutta Colpa Di Fidel me trottait toujours dans la tête : les années 70 vues par une petite fille qui les subit, aucune vérité historique imposée, juste celle d’une enfant d’une dizaine d’années qui voit sa vie bourgeoise et confortable chamboulée par l’engagement politique de ses parents. Je trouvais que c’était là une belle façon de raconter à la fois ces années-là et aujourd’hui. De raconter ma génération. Et de me raconter aussi un peu, tout en restant cachée derrière le livre.

    Marie par Julie Depardieu

    Je connais Sylvie Pialat, la productrice, depuis bien longtemps. C’est elle qui m’a dit que Julie Gavras avait pensé à moi pour un rôle dans ce film. La première chose qui m’a séduite dans le scénario, c’est cette petite fille perdue, qui se cramponne autant qu’elle le peut à son confort. La révolution, la politique, les rêves de liberté, elle n’en a rien à faire. Ses parents vivent leur révolution mais elle ne les comprend pas et se révolte. Ce qu’elle veut, elle, c’est ne plus changer de nounou et ne plus voir sa maison rétrécir ! Elle pourrait être considérée comme une égoïste ou une réactionnaire, mais elle est simplement bouleversante. Son histoire est à contre-courant des bons sentiments en vogue, et le film n’en est que beaucoup plus authentique et sincère. Rien que pour cela, le projet en valait déjà la peine.

    Fernando par Stephano Accorsi

    Lorsque j’ai rencontré Julie Gavras, elle m’a présenté le scénario qu’elle avait écrit, et le courant est tout de suite passé. Au-delà du sentiment humain, j’ai aussi ressenti son implication et la nécessité qu’elle avait de raconter cette histoire, qui n’a pourtant rien d’autobiographique. J’ai lu le scénario le lendemain et j’en ai tout de suite aimé le ton, le propos et la cohérence. Bien que se déroulant à une époque que je n’ai pas connue, il me parlait. Ce que vivait cette enfant m’a rappelé ce que j’avais moi-même éprouvé. Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, mais Julie avait trouvé un bon moyen de le partager. Elle connaît et comprend très bien la dynamique de l’enfance.

    Anna par Nina Kervel

    Un jour, à la sortie de l’école, une dame m’a donné une feuille pour Maman. La feuille décrivait le personnage d’Anna et cela me correspondait sur beaucoup de points ! Je n’avais jamais fait de casting et je n’en avais même pas eu l’idée, mais j’aime bien le cinéma. Avec Maman, on a décidé d’essayer. J’ai eu des textes à apprendre. Des fois je récitais, des fois il fallait improviser. J’étais un peu inquiète parce que je disais mes textes normalement et que je pensais que ça ne suffirait peut-être pas. Après ces séances, je retournais jouer avec mes copines et j’oubliais. Quand les gens du casting me rappelaient, je réapprenais mes textes, j’y retournais et j’espérais à nouveau.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles
    Score 3 étoiles
    TéléCinéObs 3 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    Télérama 2 étoiles
    Ouest France 2 étoiles
    20 Minutes 2 étoiles
    Le Figaro 2 étoiles
    Elle 2 étoiles
    Première 2 étoiles
    Positif 2 étoiles
    VSD 1 étoiles
    Le Journal du Dimanche 1 étoiles
    Studio Magazine 1 étoiles
    CinéLive 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    82 avis 4 étoiles
    13 avis 3 étoiles
    7 avis 2 étoiles
    19 avis 1 étoiles

    Casting : La faute à Fidel

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
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    Box-office au 08 Janvier 2010

    • 1ère semaine IDF : 10 905 entrées
    • Cumul IDF : 11 398 entrées

    • 1ère semaine France : 27 807 entrées
    • Cumul France : 49 017 entrées