Lorsque j’ai rencontré Greg à Claviers avec Manon, j’avais une caméra vidéo et j’ai filmé leur tablée d’adolescents, narquois bruyants. Je voulais saisir un moment de vie sans plus, et en filmant je découvrais chez Greg un désir d’être dans l’image, non pas pour s’y mirer comme un narcisse, mais pour trouver une scène où exister, où être vivant. Comme s’il pensait qu’au travers de la caméra, il allait découvrir quelque chose de lui-même, inconnu. Et qu’il s’agissait d’une expérience à tenter dont il sortirait peut-être transformé.