A bout de souffle était le genre de film où tout était permis, c'était dans sa nature. Quoi que fassent les gens, tout pouvait s'intégrer au film. J'étais même parti de là. Je me disais : il y déjà eu Bresson, il vient d'y avoir Hiroshima, un certain cinéma vient de se clore, il est peut-être fini, alors mettons un point final, montrons que tout est permis. Ce que je voulais, c'était partir d'une histoire conventionnelle et refaire, mais différemment, tout le cinéma avait déjà été fait. Je voulais aussi rendre l'impression qu'on vient de trouver ou de ressentir les procédés du cinéma pour la première fois. L'ouverture à l'iris montrait qu'il était permis de retourner aux sources comme si l'on venait de l'inventer. S'il n'y avait aps d'autres procédés, c'était aussi une réaction contre un scertain cinéma, mais ce ne doit pas être une règle. Il ya des films où ils sont nécessaires : parfois, on devrait en faire davantage. C'est l'histoire qu'on raconte : Decoin va trouver sa monteuse à Billancourt et lui dit :"Je viens de voir
A Bout De Souffle, a partir de maintenant, plus de raccords ! ".