Résumé du film A côtéDes femmes qui attendent, qui se font belles, qui se remontent le moral, qui craquent parfois, espèrent toujours.
Dans la petite maison d’accueil de Ti-Tomm, accolée au mur de la prison des hommes de Rennes, les familles de détenus attendent l’heure du parloir... Les avis sur le film A côté
Critiques : A côté -
Télérama

" Au fond, Stéphane Mercurio a tourné un mélo à la Douglas Sirk autour de ces prisonnières en liberté, en double peine, payant pour les fautes d’hommes qu’elles continuent à aimer. "
Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3068, page 54)
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Ouest France

"Mis en scène avec rigueur et subtilité, un documentaire poignant et bouleversant, qui secoue comme rarement au cinéma."
(article entier disponible dans Ouest France du 29/10/08)
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Les Cahiers du cinéma

" La réalisatrice filme avec un tact sans défaut ces femmes enfermées dehors. "
Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°640, page 47)
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Studio Magazine

" Le mariage parfait entre la force du cinéma et la puissance du réel. "
T.C. (article entier disponible dans Studio n°250, page 40)
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CinéLive

" Un documentaire intimiste et scrupuleux (au détriment d'une forme parfois scolaire). "
X. L. (article entier disponible dans Cinélive n°128, page 50)
Caractéristiques du DVDBonus Dvd
Envies de justice (50 mn)
Pour favoriser l’accès à la justice, certaines mairies mettent en place des consultations juridiques gratuites. Ce documentaire permet de suivre la permanence juridique gratuite d’une avocate à la mairie de Bondy, lieu de rendez-vous des rejetés du système. On découvre ainsi une justice inaccessible à certains, que ce soit au niveau de la compréhension, ou bien au niveau des revenus nécessaires.
Réalisation : Stéphane Mercurio
Interview de Chantal Courtois 2 ans après le tournage (11 mn)
La femme de Georges Courtois, présente dans À Côté, évoque le film comme une thérapie pour passer de la honte de la détention de son mari, à une véritable envie de commencer une nouvelle vie à 60 ans. Elle raconte aussi comment la prison a transformé son mari, incapable de se réadapter à la société hors de la prison.
2 scènes inédites (12 mn)Histoire d'un tournage par Stéphane Mercurio, réalisatriceEn 2003, je rencontre Anna Zisman à une terrasse de café. Elle porte un désir de fi lm sur les lieux d’accueil à côté des prisons. Un film semble possible. Je ne sais pas grand-chose de ces familles et j’ai une forte envie de rencontrer ces « invisibles ». J’aime cette idée de lieu unique, symbole à la fois de la parenthèse et de l’enfermement. La Genèse par Anna Zisman, coauteur C’est Françoise, mon amie monteuse, qui m’a aidée à soulever le couvercle. Elle connaît mon écriture. Elle me connaît, tout simplement. Elle m’a dit : « Tu as une écriture cinématographique ». J’ai gardé cette phrase dans ma boîte. Et puis je lui ai parlé de ce sujet, à propos de ces hôtels à côté des prisons, qui ne devaient être là que pour accueillir ceux qui venaient de trop loin voir leur proche incarcéré, forcés de passer là une nuit avant de rentrer. J’avais compris que c’était un film qu’il fallait faire. Création sonoreJ’ai utilisé les prises de sons spécifiques réalisées pendant les séances photo. En les découpant en échantillons, j’ai ainsi créé une partie de mon « instrumentarium ». Tantôt transformés, tantôt bruts, les sons viennent faire respirer et rythmer les séquences. Ils apportent la dimension temporelle de l’événement, ce qui contraste avec la fixité de ce que nous voyons. Des sons instrumentaux viennent compléter chacun de ces moments selon le lieu. La présence de ces univers est tantôt discrète, tantôt forte, mais laisse toujours la place aux récits et aux confidences des femmes et des hommes qui traversent ces « bulles » de leurs voix. Toutefois, je considère la voix comme une manifestation instrumentale à part entière, elle est travaillée comme faisant partie intégrante de la composition. La voix a aussi un rôle musical qu’il ne faut pas négliger. Ainsi la composition générale de la musique intègre à la fois des sons du réel, des voix et des sonorités instrumentales. Le tout orchestré pour faire jaillir la musicalité des lieux et de ces instants hors du temps.
Hervé Birolini Photographies de Grégoire KorganowComme beaucoup, je n’avais jamais imaginé que derrière un détenu il y avait souvent une famille qui aimait cet homme privé de liberté. J’ai photographié ces vies suspendues : lors d’un procès d’assises, d’un déménagement pour se rapprocher du mari incarcéré, d’un parloir sauvage – des femmes viennent parfois au pied des murs de la prison pour tenter de communiquer avec leur proche emprisonné. C’est interdit. J’ai raconté aussi l’intimité, la solitude. J’ai photographié cette vie où tout semble attendre le retour du père, du mari ou du fi s. Pas d’image spectaculaire, juste des regards, des gestes qui racontent cette vie à côté de la prison : Claire qui se pelotonne dans un T-shirt porté par son homme, Chantal seule, tendue dans la salle rouge de la cour d’assises de Nantes, ou encore Christine sur le trottoir hurlant des mots d’amour à son mari derrière les barreaux. J’ai poursuivi ce travail au-delà du film, au centre d’accueil de Rennes et j’ai fait des portraits. J’ai photographié des femmes à leur sortie du parloir. Quelques minutes pour saisir ces visages silencieux sur lesquels l’amour mais aussi la violence subie sont inscrits.
En observant ces visages qui fixaient l’objectif, je cherchais à saisir ce lien si fort qui unit ces femmes à leur proche incarcéré. Femmes courages qui portent sur leurs épaules cette double condamnation, celle de l’être aimé et celle d’une administration qui les méprise. Les écouter, les regarder, c’est résister. La prison aujourd'hui63 211 détenus en France au 1er avril 2008 dont 17 466 prévenus.
La surpopulation carcérale est de 13 737 personnes.
117 maisons d'arrêt, 24 centres de détention, 29 centres pénitentiaires, 5 maisons centrales, 13 centres autonomes de semi liberté. |
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