Un carton introductif prend soin d’insister sur la part fictionnelle de « À moi seule ». Pour autant, on ne peut s’empêcher de penser à l’affaire Natascha Kampusch.
Le carton est clair : c’est une pure fiction. Je sais d’où vient le film, je ne le dissimule pas, mais je ne raconte pas l’histoire de Natascha Kampusch. Et pour cause : si j’avais voulu le faire, je l’aurais fait. Je serais allé en Autriche, j’aurais tenté de la rencontrer. Mais le point de vue de Wolfgang Priklopil, son ravisseur, m’importait tout autant. Cet homme étant mort, un film qui aurait raconté l’histoire de Natascha Kampusch devenait impossible, selon moi, parce que forcément incomplet.