Diffusé sur Canal + le 20 avril 2009 à 20h45. Résumé du film Adieu De GaulleParis, l’Élysée... Mai 1968. Le président de la République, Charles de Gaulle, déjà une légende dans l’histoire de la France, mais réélu de justesse en 1965, doit faire face aux “événements“, comme on les appelle. Étudiants rebelles dressés sur les barricades de Paris, mais aussi séisme dans la société française contre ses valeurs moralistes, ses valeurs culturelles, ses valeurs tout court. Cette onde de choc fait vibrer toute la France, y compris le majestueux palais de l’Élysée et son occupant. Car la chienlit résiste, et ni la politique de la fermeté prônée par de Gaulle, ni celle de la détente jouée par le Premier ministre Georges Pompidou ne donnent de résultats : le désordre étudiant persiste, et, incroyable, s’étend maintenant au monde ouvrier ; en quelques jours, la France entière est plongée dans le marasme et la paralysie. Le fantasme de la révolution tant vénérée par les manifestants étudiants commence à gagner le gouvernement ; c’est une pure fiction, car dans la rue ils ont 15 ou 16 ans et veulent surtout ruer dans les brancards. Il n’y a pas d’appareil politique capable de reprendre en main cette énergie brute... Mais messieurs les ministres sont persuadés que le spectre bolchevique plane bel et bien sur la France... Les ministres, mais aussi, bien plus grave, Charles de Gaulle. En 1968, il n’est plus l’homme de Juin 1940. Il a 77 ans. Il sait que sa majorité présidentielle à l’Assemblée est fragile...
Entre la France et lui, le malentendu s’est installé. Qu’à cela ne tienne. Ce n’est pas la France qui ne veut plus de lui. C’est lui qui n’en veut plus. De Gaulle s’en va. Il fait ses valises et part, destination inconnue. Pendant quelques heures, il n’y a plus d’État. Au gouvernement, c’est la catastrophe... Pas pour tout le monde. Certains, dans l’entourage du Premier ministre, comptent bien sauter sur l’occasion pour se débarrasser du “vieux“, comme ils l’appellent. Pompidou, jusqu’au bout, sera loyal. Mais le Général, pour la première fois, vient de lui infliger une humiliation en partant sans rien lui dire. Un rival est né le 29 mai 1968, plus seulement un héritier... De Gaulle était à Baden-Baden, auprès du commandant des forces françaises en Allemagne, Massu. Mais ça, en France, personne ne le sait. Tactique, stratégie, peur d’un assaut sur l’Élysée... La “fuite à Baden“ reste l’une des énigmes de l’histoire gaulliste. Elle aura permis à un vieil homme de reprendre la main sur le cours des événements, de sortir, disons-le, avec panache. Un an plus tard, en effet, de Gaulle est désavoué lors d’un référendum. Il démissionne avant la fin de son mandat... 1 vidéo : Adieu De GaulleGalerie Photos : Adieu De GaulleLes avis sur le film Adieu De Gaulle
Un film sur de Gaulle, un de plus ? A force de ressasser l’image de l’homme du 18 Juin, la grande silhouette du militaire, le “je vous ai compris“, on finit par ne plus rien en savoir si ce n’est toujours ces choses-là, ce qui revient au même. La surexposition des mêmes facettes provoque l’obscurcissement, l’homme devient son personnage dans l’Histoire, une figure, une statue de commandeur. Aborder Mai 68 et de Gaulle différemment, échapper au mythe figé de l’homme et des événements sans renoncer à la vérité historique, c’est le pari qu’a décidé de relever ¢ en développant le projet de Laurent Herbiet. Le dernier coup de génie d’un grand stratège“Adieu de Gaulle, adieu !“ est l’un des slogans phares de Mai 68. Dans son déroulement et ses causes, Mai 68 est un moment profondément singulier qui entraîne une mobilisation des salariés et débouche sur une crise politique majeure. Nous avons été séduits par l’originalité du point de vue de ce scénario qui raconte comment le général de Gaulle a intimement vécu cette période, comme un vieil homme aux prises avec une époque qu’il ne comprend plus. Avec la nomination de Georges Pompidou à Matignon, ce sont deux conceptions de la politique qui s’affrontent. Découvrir l’homme derrière la statue du commandeurPar un beau matin de printemps, deux hélicoptères filent à basse altitude au-dessus de la campagne française. A l’intérieur du premier appareil, Charles de Gaulle, 77 ans, président de la République en exercice, plonge un regard songeur sur les champs qui défilent... Nous sommes le 29 mai 1968 et, ce matin-là, en France, tout est possible. Les personnagesCharles de Gaulle
Pierre Vernier Un mythe vivant, mais un homme d’un autre siècle. Il ne comprend pas ce que réclame cette jeunesse qui a eu la chance de ne pas connaître la guerre. D’abord partisan de la manière forte contre le foutoir ambiant, il imagine ensuite comprendre mieux que quiconque ce qui motive les Français. Le programme en deux mots : participation. |
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