Le scénario du film a été récompensé par les trophées du premier scénario. Résumé du film Affaire de familleDans la vie de Laure Guignebont, il y a Jean, son mari, et Marine, leur fille. Il y a aussi Les Marmottes, le magasin de souvenirs délicieusement kitsch qu’elle tient à Grenoble, les livres de Stephen King et le chocolat, antidote à l’ennui ou à l’angoisse, allez savoir. Dans la vie de Jean Guignebont, il y a Laure, son épouse, et Marine, leur fille. Mais il y a aussi le football, le football et le football, entre nostalgie et espoirs déçus, penalty raté et fantasme d’exil au Brésil. Et puis, un soir de match, dans la vie des Guignebont, débarque un sac de sport rouge rempli de billets de banque. Lorsque Laure le découvre dans le bureau de Jean, dans la vie des Guignebont, s’insinuent le doute, le mensonge et la dissimulation. Trompeuses apparences, tromperies apparentes, la petite mélodie se joue en surface mais aussi en sous-sol. La famille, quelle affaire ! 5 vidéos : Affaire de familleGalerie Photos : Affaire de familleLes avis sur le film Affaire de famille
Notre critique : Affaire de famille Le film ne fait pas tout à fait l'Affaire…-
Comme Au Cinema

Une femme ( Miou-miou), lectrice de Stephen King, un homme ( André Dussolier), passionné de football, fan des Verts de Saint-Etienne de surcroît, une fille ( Hande Kodja), adolescente un brin rebelle et énigmatique… Et un sac rempli de billets apparaissant comme « tombé du ciel ». On se dit que l’Affaire va être bonne, rythmée et à suspense. Malheureusement, on va rester un peu sur notre faim (fin).
Que ferait-on (ou qu’est-on prêt à faire ?) pour de l’argent, quand bien même sale ? Le film traite en famille cet ardu cas de conscience, qui peut aisément se poser à tout un chacun. Le thème est donc dans le fond intéressant mais pêche dans la forme. Le scénario nous emmène dans les dédales d’une narration trop alambiquée pour nous entraîner et nous maintenir en alerte. Du coup, le suspense s’évade à peine avoir passé la porte. Les différents points de vue narratifs étirés tout au long du film contrarient un tempo qui peine constamment à trouver son rythme de croisière. Quelques scènes amusantes nous maintiennent en éveil et parviennent à nous tirer un rictus. Mais pas plus. Le film manque tout bonnement de conviction. D’abord, dans la mise en scène, à l’image d’un hold-up bien trop gros pour faire vrai. Puis, dans le jeu d’acteurs. André Dussolier est décevant (ça ne vaut pas le Dussolier paternel dans Tanguy) et apparaît peu en accord et en complicité avec une Miou-miou qui tire, elle, son épingle du jeu par une efficace naïveté. Eric Caravaca, souvent proche du « surjeu », relève malgré tout le niveau général en faux flic psychopathe.
La fin, bien que plus vive, nous est servie comme une passe téléphonée (car trop attendue). De toute manière, il est trop tard. C’est fini. Pas de prolongations. On sort. Ce n’est pas un carton, ça ne vaut pas les sifflets. On dira juste que le film ne marque pas les esprits.
Fabrice Daboudet
Critiques : Affaire de famille -
A Nous Paris

" Servi par des comédiens sans faille qui viennent compenser le manque de crédibilité de l’intrigue, ce film offre donc un divertissement inégal, mais gentiment retors et sympathique."
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 30/05/2008)
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20 Minutes

" (…) ce suspense malin a tout pour séduire les amoureux de polars bien ficelés."
Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 04/06/2008)
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Le Figaro

" (...) premier film réussi de Claus Drexen. "
Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Le Figaro du 04/06/2008)
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TéléCinéObs

" Le scénario de Claus Drexel est aux petits oignons, tout comme l’interprétation."
M.-E. R. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2274, page 12)
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Première

" (…) il manque pourtant l’essentiel : une réelle ambition de cette histoire anecdotique autre chose qu’un simple divertissement. "
V.L.B. (article entier disponible dans Première n°376, page 103.)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85.
Son : Dolby Digital 5.1 Français.
Sous-titres : Sourds et malentendants.
Bonus :
- Making-of
- Making-of de la bande originale
- Interviews d' André Dussolier, Miou-miou, Eric Caravaca, Hande Kodja, Julien Courbey et du réalisateur
- Galerie photos
- Bande-annonce Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 4/5 | 3/5 | 3/5 | 4/5 | 3/5 |
Un jeu de pisteAu cours de longs mois de cogitations intenses en duo, sans prendre la moindre note, le projet a pris forme. « Nous avons suivi deux pistes qui se sont rejointes, précise Claude. Nous voulions d’abord écrire une histoire noire avec de l’humour et de la violence dans laquelle des gens normaux seraient confrontés à des situations anormales qui les conduiraient à se dépasser, à sortir de leur cadre conventionnel. Nous voulions parler de gens simples. Pas ringards mais qui ont une vie sans grand intérêt, et y introduire un événement qui devient un cataclysme. Il ne fallait pas que la somme soit énorme. Un sac de billets suffisait. Par ailleurs, nous avons la conviction que la caméra ne ment pas. Nous avons donc voulu mettre le spectateur dans la peau des personnages et le conduire à la vérité de chacun d’entre eux, une vérité qui n’est pas forcément La Vérité. » Une construction habileAndré Dussollier (Jean Guignebont) : « Dès que j’ai lu le scénario, ça m’a plu. J’aime bien les choses un peu surprenantes, les constructions habiles et inventives. Le fait de faire vivre la même histoire par trois personnages différents, ça rend le spectateur très actif. J’aime quand le cinéma rend le spectateur intelligent. » Un casting sur mesurePour faire tenir en équilibre ce vertigineux édifice, le choix des acteurs était un élément de stabilité essentiel. « Nous n’avions pas le temps de présenter les personnages, il fallait qu’ils jouissent d’un fort taux de sympathie auprès du public, expose Claus. Lorsque Miou-miou découvre le sac plein d’argent, elle est angoissée. On peut s’identifier à elle, elle déclenche une empathie qui permet d’entrer dans l’histoire. C’est la même chose pour André Dussollier. Ce sont des personnages que l’on aime beaucoup et que l’on place dans une situation inhabituelle. » L’urgence d’un tournage participatifTout ce petit monde s’est retrouvé sur le tournage, entre Paris et Grenoble, où la boutique de Laure a été reconstituée. « C’était très énergisant, s’amuse Miou-miou. Il y avait une sorte d’urgence, de la rapidité, avec ce grand Claus qui agitait ses mains, en insufflant sa passion. » Un film en musiquePour Claus Drexel, il y a deux familles de cinéastes, les littéraires et ceux qui sont davantage intéressés par l’image et le son. Il se range dans le deuxième camp et a apporté un soin tout particulier à la bande originale, en étroite collaboration avec le musicien Arnaud De Buchy, qui avait composé la musique de deux de ses trois courts-métrages. |
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