Un film avec
Richard Gere et
Andy Garcia.
SYNOPSIS :
Raymond Avilla (
Andy Garcia) vient d'être promu inspecteur à la police des polices de Los Angeles. Bureaucrate modèle, à la fois intègre et obstiné, il ne vit que pour son travail. De plus, sa froideur et son intransigeance ont éloigné de lui Kathleen, (Nancy Travis) sa jeune épouse. Pour sa première affaire, Avilla doit enquêter sur Van Stretch, un ancien camarade accusé de brutalités répétées. Au cours de ses recherches, il va découvrir que Van Stretch est tombé sous la coupe du sergent Dennis Peck (
Richard Gere), un homme de terrain à la réputation exemplaire. Ce n'est qu'une façade. Peck est en réalité un "ripou" pervers et diabolique qui n'hésitera pas, entre autres, à séduire la femme d'Avilla. La confrontation entre les deux hommes sera inévitable. Terrible et sanglante
Andy Garcia, LE REVE LATINO-AMERICAIN :
Face à un
Richard Gere superstar qui fait ici exploser son image en campant avec brio un salaud de la pire espèce, il fallait un acteur carré, à la détermination implacable. C'est exactement le portrait d'
Andy Garcia. La réussite de "Affaires privées" tient à leur duo, impeccable et fascinant.
Andy Garcia a beau avoir décroché la 2054ème étoile du "Hollywood Walk of Fame", le Boulevard des stars, il reste une star méconnue. On dit qu'il est le Cubain le plus célèbre après Fidel Castro. Mais il incarne surtout à merveille le triomphe de l'American Dream. Celui d'un petit émigré cubain, pauvre, devenu star à Hollywood grâce à son intégrité et à une volonté féroce de s'intégrer dans la société américaine. Il a cinq ans, en avril 1961, quand sa famille débarque à Miami. Ruinée et déboussolée. Son rêve : être basketteur professionnel. Une hépatite virale fait voler en éclats ses espoirs.
Par dépit, il s'inscrit alors à un cours dramatique de Miami où il fait sensation. Sur les conseils de ses professeurs, il part tenter l'aventure en Californie. Il débarque à Hollywood en 1979 là où personne ne l'attend. Trop typé. Pas assez conciliant.
Pour vivre, il est déménageur, serveur, coursier. C'est en 1986 que la chance lui sourit. Enfin. Après un coup d'essai manqué dans le film "Un été pourri", il décroche le rôle décisif de "Huit millions de façons de mourir". C'est là que
Brian De Palma le repère et lui propose d'être le partenaire de
Sean Connery et
Kevin Costner dans "Les Incorruptibles". Un rôle qui va totalement changer sa carrière. Suivront "Black Rain" avec
Michael Douglas, "Héros malgré lui" avec
Dustin Hoffman, "Pour l'amour d'une femme" avec
Meg Ryan. Il est nommé aux Oscars pour son interprétation de Vincent Mancini dans le "Parrain 3". Fini le surnom de "Vasolino", le résumé assassin que les directeurs de casting donnent aux latins gominés.
Andy Garcia a réussi en gardant son physique, son accent, ses exigences. Son seul rêve aujourd'hui : retourner à Cuba. Mais seulement quand Castro sera parti !