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Les origines du projet
Yaron : J’avais commencé à travailler sur l’intrigue de base d’
Ajami pendant mes études de cinéma à l’Université de Tel-Aviv. L’idée était de montrer différentes histoires les unes après les autres. A l’époque, cela n’avait rien à voir avec les Arabes ou
Ajami. Je savais cependant que puisque le sujet englobait différentes perspectives, en faire une histoire judéo-arabe serait très intéressant. Mais, comme tout Juif israélien, je ne connaissais pas très bien la communauté arabe en Israël et la barrière de la langue s’est révélée difficile à franchir. Le scénario est donc resté en jachère jusqu’en 2002, date de ma rencontre avec
Scandar Copti. A l’époque, j’étais le directeur du « Festival International du Film Etudiant » de Tel-Aviv et Scandar avait réalisé un court métrage dans le cadre de l’une de nos commandes. A la fin du festival, je lui ai proposé de reprendre avec moi le scenario d’
Ajami et d’en faire un long métrage ensemble. Scandar était ravi et nous avons débuté le travail en août 2002.