Alexandra

    en DVD le 09 Juillet 2008
Un film d' avec
Titre original : ALEXANDRA (Russie)
Genre : Drame - Duree : 1H32 mn
Distributeur : Rezo Films - Editeur DVD : France Télévisions Distribution
Sortie à la Vente en DVD le 09 Juillet 2008
Sortie en salles le 26 Septembre 2007
Année de production : 2006
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 24 Mai 2007
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.46 / 5 (115 notes)

Résumé de Alexandra

La république de Tchétchénie de nos jours, dans un campement de régiments russes. Alexandra Nikolaevna vient rendre visite à son petit-fils, l’un des meilleurs officiers de son unité. Elle passe ici quelques jours et découvre un autre monde. Il n’y a, dans ce monde d’hommes, ni femmes, ni chaleur, ni confort. La vie quotidienne y est miséreuse ; les sentiments ne s’y expriment pas. À moins que les forces et le temps ne manquent pour ces derniers. Ici, chaque jour, chaque minute, des questions de vie ou de mort se résolvent. Néanmoins, ce monde est peuplé d’être humains.

Photos de Alexandra (10)

Critiques

Moyenne : 3 étoiles (2.79 / 4)
Comme au Cinema 3 étoiles
Paris Match 4 étoiles
Télérama 4 étoiles
20 Minutes 4 étoiles
Les Cahiers du cinéma 4 étoiles
VSD 3 étoiles
Libération 3 étoiles
TéléCinéObs 3 étoiles
Le Nouvel Observateur 3 étoiles
Figaroscope 3 étoiles
20 Minutes 3 étoiles
CinéLive 3 étoiles
Elle 3 étoiles
Studio Magazine 3 étoiles
Le Point 3 étoiles
Score 3 étoiles
Télérama 3 étoiles
Le Figaro 3 étoiles
Positif 3 étoiles
Le Figaro 3 étoiles
Le Monde 2 étoiles
Ouest France 2 étoiles
Les Inrocks 2 étoiles
Les Inrocks 2 étoiles
Le Journal du Dimanche 2 étoiles
Libération 2 étoiles
Metro 2 étoiles
Brazil 2 étoiles
Première 1 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.46 / 5)
35 avis 4 étoiles
16 avis 3 étoiles
31 avis 2 étoiles
33 avis 1 étoiles

Notes de Prod. de Alexandra

Brève histoire de la guerre de Tchétchénie

La première guerre du Caucase a commencé dès 1817 et a duré jusqu’en 1864, devenant l’une des guerres les plus longues et les plus sanglantes de l’histoire de l’empire russe. La Tchétchénie est incorporée à la Russie en 1859. Elle est, en 1920, incluse dans la république autonome dite « des Montagnes » et entre dans la composition, à partir de 1936, de la république de Tchétchéno-Ingouchie. En 1944, Staline lui-même signe l’acte de déportation de 500 000 Tchétchènes et Ingouches au Kazakhstan et en Asie centrale pour « entente avec l’ennemi » durant la Seconde Guerre mondiale. Après l’effondrement de l’URSS, Djokhar Doudaev est élu président de Tchétchénie en octobre 1991 ; il déclare la Tchétchénie indépendante de la Russie. La guerre commence le 1er décembre 1994 : les troupes russes pénètrent sur le territoire tchétchène. La guerre s’interrompt en 1996 à la mort de Doudaev avec la signature des accords de Khassaviourt. En août 1999, les offensives militaires reprennent après l’irruption de détachements de combattants de Bassaev et Khattab sur le territoire du Daguestan, en Russie. Selon les seules statistiques officielles, la première guerre de Tchétchénie avait fait 50 000 victimes civiles et tué près de 6 000 soldats russes. Durant la seconde guerre, de 15 000 à 25 000 civils trouvèrent la mort et les réfugiés se comptèrent par centaines de milliers.

Note du réalisateur, Alexandre Sokourov

Il n’y a pas de guerre dans ce film sur la guerre
“Pour moi, cette histoire ne parle pas de l’actualité, mais de ce qui est éternel. Elle ne parle pas de la Russie d’aujourd’hui, de sa politique dans le Caucase, de son armée, mais de la vie russe éternelle. La guerre est toujours quelque chose de terrible. Il n’y a pas de guerre dans ce film sur la guerre. Les opérations militaires sont rejetées hors du film. Je n’aime pas les films de guerre de fiction. Il me suffit d’avoir vu la guerre une fois
pour que toutes ces attaques spectaculaires, ces explosions hautes en couleur, ses corps tombants au ralenti évoquent définitivement pour moi l’idée de vulgarité et de faux. Il n’y a aucune poésie à la guerre, aucune beauté et il ne faut pas la filmer de manière poétique : cette horreur est inexprimable, comme est inexprimable l’humiliation de l’homme. Et pour le comprendre, il suffit de s’être trouvé une seule fois dans de telles circonstances. Alexandra était un titre provisoire, mais les deux producteurs, français et russe, m’ont demandé de le garder. Dans le nom même d’Alexandra, on entend une racine universelle. C’est un prénom simple qui trace une route directe vers le personnage.”

L’actrice Galina Vishnevskaya

Je ne pouvais pas refuser ce rôle
“Sokourov a simplement dit que faire un film comme celui-ci main- tenant sur la Tchétchénie était extrêmement important. Sans que la guerre n’apparaisse dans les images, sans bombardements ni fusilla- des, afin d’essayer de comprendre et d’y voir plus clair en nous-mêmes. De plus, il insistait sur le fait que c’était en moi qu’il voyait le caractère de son héroïne... Rien n’est dit frontalement dans ce film, rien qui soit moralisateur. Simplement, tout est pris dans la réalité, comme un tableau de la vie : une grand-mère rend visite à son petit-fils, un capitaine de 27 ans, et passe trois jours à Grozny où il se trouve en mission. D’où une variété de situations, rencontres, discussions. Les dialogues sont assez brefs, pratiquement rien n’a été mis en scène, tout se déroule en décors naturels... Il y a même une séquence où je grimpe sur un blindé.
L’histoire des protagonistes reste hors du film. On laisse entendre que cette femme âgée fut, peut-être, institutrice dans le passé, qu’elle fut épouse de militaire et que son petit-fils l’est aussi. C’est simplement une femme russe par les yeux de laquelle nous voyons la situation. Le plus dur fut de descendre du blindé - et pas seulement au sens propre de l’expression. Descendre d’un blindé et retrouver une vie pacifique, c’est bien ce qu’il y a de plus difficile pour tout le monde aujourd’hui en Tchétchénie.”

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