Résumé du film Alimentation GénéralePendant 4 ans, Chantal Briet a installé sa caméra à l’épicerie de la Source… À la cité de la Source à Epinay-sur-Seine, dans un centre commercial vétuste menacé de destruction, l’épicerie d’Ali reste l’unique lieu d’échange, un refuge où peuvent se retrouver les habitants du quartier.
Ce film documentaire nous plonge avec bonheur dans le quotidien d’une petite épicerie, véritable oasis de vie. Les clients se succèdent sous l’œil beinveillant d’Ali, l’épicier charismatique, chanteur à ses heures…
Cette chronique émouvante et souvent drôle met en valeur l’importance d’un tel lieu : un petit commerce de quartier où jaillissent encore, malgré les difficultés, la chaleur humaine, le rire, la convivialité… 5 vidéos : Alimentation GénéraleGalerie Photos : Alimentation GénéraleLes avis sur le film Alimentation Générale
Critiques : Alimentation Générale -
CinéLive

" Juste un film sur des hommes qui vivaient quelque part au début des années 2000. "
Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°106, page 53)
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Studio Magazine

" Un point de vue bien loin des clichés du journal de 20 heures. "
Benoît Deschodt (article entier disponible dans Studio n°228, page 43)
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Libération

" Tout le mérite de la cinéaste-documentariste est d'avoir posé sa caméra dans ce lieu universel (…) d'avoir pris le temps de perdre du temps là où les caméras ne font généralement que de brefs allers-retours. Son film est la lumineuse démonstration qu'une autre économie de l'information en banlieue qui ne soit pas exclusivement centrée sur les carcasses noircies des violences urbaines permet de renouer avec la confiance de ses habitants."
Jacky DURAND (article entier disponible sur le site de Libération)
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Positif

" La réussite du film tient à sa mise en scène théâtrale. (…) manière de torde le cou aux clichés du documentaire de sociologue, qui explore son terrain par des entretiens."
E. Do. (article entier disponible dans Positif n°549, page 45).
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Télérama

" (…) Alimentation générale (…) assume, un an après les émeutes en banlieue, sa dimension politique en pointant du doigt le désengagement de l’Etat. "
(article entier disponible sur le site de Télérama)
Entretien avec Chantal Briet Comment est née l’idée de ce film ?
L’idée première du film, sa racine, est attachée à ce mot-là : « Utopie ». C’est parti d’une réflexion proposée par le théâtred’Epinay-sur-Seine : « Existe-t-il encore, dans cette ville dela banlieue nord de Paris, des énergies, des comportements,qui se rapporteraient à l’utopie ? ».Alors, comme Don Quichotte, je suis partie à la recherche de l’Utopie, et je suis revenue, avec, dans mes bagages, plusieurs rencontres des personnes de toutes conditions, plus ou moins allumées, passionnées, qui y croyaient encore, ou qui rêvaient encore, ou qui faisaient... Par la suite, je suis restée en contact avec Ali, car j’ai senti que son épicerie pouvait être un lieu magnifique pour faire un film. L’utopie, c’est aussi « un pays imaginaire où un gouvernement idéal règne sur un peuple heureux ». Et j’ai trouvé, au sein même de la cité de la Source à Epinay, un petit commerce qui fonctionnait comme ce pays imaginaire, un modèle un peu idéal de société , un microcosme exemplaire : qu’on soit vieux, ou jeune, riche ou pauvre, ou d’une quelconque des nombreuses nationalités présentes dans cette cité, on peut avoir sa place dans cette épicerie, et venir acheter, ou bavarder, ou boire le café du matin, ou lire le journal, voila le lieu où je désire filmer. Même si c’est fragile, éphémère, et forcément pas toujours idéal dans la réalité... Entretien avec Nabile Farès Comme poète d’origine kabyle, vous avez beaucoup écrit sur l’exil. Quel est votre regard sur ce film ?
D’abord, ce que je peux dire, c’est que, puisque vous me demandez de participer à un commentaire sur le film, c’est que quelque part, je peux y figurer… Ça ne m’est pas du tout étranger, ça m’est même très familier. Ce film montre quelque chose d’une étrangeté familière qui construit, pour elle même et pour l’entourage, une façon de parler ensemble dans des lieux relégués, mis à l’écart — des lieux de souffrance qui sont à la fois communautaires et font partie de la communauté française. Dans ce film, les personnages voyagent tous à travers une langue qu’ils connaissent, celle dans laquelle ils ont tous étés élevés, reçus, accueillis — ou moins bien accueillis — le français. C’est la langue que tout le monde partage, mais avec des accentuations différentes, des formes d’humour différents, ce n’est ni une langue totalitaire, ni une langue de plomb, ni une langue de slogan. Au contraire, c’est une langue de la brisure, de l’écueil, mais qui dit cela avec beaucoup d’humanité. Ce film dit comment les gens arrivent à se débrouiller : ils n’ont pas attendu qu’on vienne à leur place inventer quelque chose qui corresponde à la façon dont chacun se perçoit. |
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