En « Amanda » brille tout ce qui contribua au succès du duo : des décors vastes et luxueux conçus par Van Nest Polglase, des chorégraphies dirigées par Hermes Pan, un ton de comédie léger et insouciant, une partition et des chansons signées d'un nom prestigieux, ici
Irving Berlin.
Fred Astaire y exécute un Hallucinant solo, moulinant l'air de son club de golf, et frappant les balles à un rythme aussi précis que syncopé. Difficile, une fois encore, de trouver les mots pour décrire l'alchimie de ce couple unique, qui passe insensiblement de la parole et du regard, à la danse dans le même mouvement. A ce niveau de perfection, ce n’est plus de la danse : c’est de la poésie.