L’émission de variétés « American Dreamz » rassemble, chaque semaine, des centaines de millions de téléspectateurs avides de voir s’affronter des jeunes chanteurs, aux talents plus qu’aléatoires, mais tous prêts à tout pour leur quart d’heure de gloire.
Heureux papa déjanté d’
American Pie, on croyait
Paul Weitz calmé, notamment après la comédie gentillette
En Bonne Compagnie. Tout faux ! Avec son nouveau film, Weitz frappe fort, très fort et gratte… là où ça chatouille.
Soyons clairs, avec son détournement grinçant, mais incroyablement juste, de la téléréalité,
American Dreamz nous tend un miroir et nous offre un reflet de nous-mêmes (adeptes ou non de ce type d’émissions) loin d’être des plus reluisants… mais tellement drôle !
Weitz s’offre le luxe de gentiment se moquer de tout : de notre société gavée de rêves de gloire et obnubilée par la célébrité gratuite ; de ces émissions où le talent – loin de primer – se trouve relégué au 15ème plan, évincé par le glamour et les paillettes…
Même si certains personnages ou situations sont parfois édulcorés - comme les terroristes afghans au grand cœur) -
American Dreamz dresse une galerie de « monstres » hauts en couleurs, toujours à la limite de la caricature, mais tous franchement hilarants. Que ce soit
Hugh Grant en présentateur à l’égo surdimensionné,
Mandy Moore en chanteuse dont les dents rayent les plateaux TV ou
Chris Klein en amoureux naïf et crétin, tous sont excellents. Mention spéciale pour
Dennis Quaid en George Bus… euh, en Mr Staton, Président paumé des Etats-Unis, forcé de porter une oreillette pour éviter de dire des âneries.
En clair, foncez découvrir l’une des comédies américaines les plus réussies depuis… depuis quand déjà?
Eléonore Guerra