Lorsqu’en 1994,
Bill Mechanic, le président de la Twentieth Century Fox, décide de mettre sur pied un département d’animation, il prend le soin de s ’armer des meilleurs réalisateurs de dessin animé de la planète, à savoir
Don Bluth et
Gary Goldman.
Dissident des studios Disney, Bon Bluth est un animateur hors pair auréolé, à l’époque des succès de
Brisby Et Le Secret De Nimh,
Le Petit Dinosaure Et La Vallée Des Merveilles et de
Fievel Et Le Nouveau Monde qu’il avait réalisé pour le compte de
Steven Spielberg. Pour mettre en place son département d’animation, le studio Fox débloque un budget de 50 millions de dollars et cherche à marquer un grand coup. L’idée est de faire le film d’animation le plus fascinant et le plus extraordinaire jamais réalisé, le film capable de rivaliser avec les productions Disney. Pour cela, il faut une histoire passionnante, alliant romantisme et grande aventure. Ce sera celle de la princesse Anastasia.
La légende raconte qu’Anastasia, la quatrième fille du Tsar Nicolas II aurait survécu à la révolution bolchevique et se serait réfugiée quelque part en Europe. A partir de ce fait historique, Bluth et son équipe de scénaristes mettent sur pied une intrigue fascinante à plus d’un titre. Mais pas question pour eux de revendiquer une quelconque authenticité historique. Anastasia est avant tout un divertissement haut de gamme.