Résumé du film Anatomie de l'enferDans ces lieux où on se côtoie sans se rencontrer, où la techno gère la pulsion des corps, ils dansent, ils se balancent, ils se fondent dans cette hydre primordiale faite du corps des hommes.
Dans l’abrupt désir de l’autre, ils sont des hommes entre eux, qui se suffisent. Elle est la Fille. Belle à couper le souffle, elle est laissée pour compte.
Dans les toilettes, elle se coupe les veines avec une lame de rasoir. Deux fins traits parallèles et qui ne se rejoignent que dans le sang qui sourd. Et c’est ainsi qu’ils se rencontrent.
Lui qui n’aime pas les femmes, elle le paiera pour la regarder dit-elle :
- Par là où elle n’est pas regardable.
- Ce sera cher, dit-il.
- Je vous paierai.
Quatre nuits. Dans une maison de nulle part, juchée en haut de la falaise et dans laquelle on entre par un perron à quatre colonnes.
Quatre nuits pour se confronter, elle à lui.
Car c’est du regard des hommes qu’est constituée l’obscénité des femmes. Quatre nuits pour affronter l’indicible, pour explorer l’immontrable : ce qui est secret.
Comme dans l’Hébreu de la Genèse où " secret " se dit comme " nudité ", littéralement : ce qu’on ne doit pas voir.
Parce que la nudité des corps perce la nudité des âmes, elle révèle la conscience. L’intime est l’interdit par excellence : qui vous laisse INTERDIT. 1 vidéo : Anatomie de l'enferGalerie Photos : Anatomie de l'enferLes avis sur le film Anatomie de l'enfer
Critiques : Anatomie de l'enfer -
Première

" Ceux qui veulent aller au ciné dans une sécurité anesthésiée passeront leur route. "
Grassin Sophie (article entier disponible dans Première n°323, page 45.)
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Libération

" Le grand mystère qu'entretient en nous le cinéma de Breillat, c'est d'arriver justement à nous foutre en colère sans que ça interdise, dans le même mouvement, d'aimer ses films. "
AZOURY Philippe (article entier disponible sur le site de Libération)
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Aden, Le Monde

" Le travail de Catherine Breillat sur les poses de ses acteurs, ses clins d'œil à la peinture du Caravage, Amira Casar en odalisque à chair blanche apparaissent comme les stigmates d'un auteur qui signe un film aussi moral que transgressif. "
Douin Jean-Luc (article entier disponible sur le site du Monde)
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Les Inrocks

" Un peu bête ou discutable dans son idéologie, et pourtant magnifique dans sa forme, avec une mise en scène impressionnante par des images d’une violence et d’une expressivité qui font oublier le discours du film."
(article entier disponible dans Les Inrocks n°426)
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Studio Magazine

" (…) ce film semble habité d’un tel mal-être, d’un tel manque, sinon d’amour, du moins de désir pour l’autre, que cela finit vite par devenir insupportable. "
d’Yvoire Christophe (article entier disponible dans Studio Magazine n°197, page 26)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : DSRD
Sous-titres : Français.
Bonus :
- Entretien avec Catherine Breillat (60 minutes environ)
- Dispositifs de tournage (1min33) "Lorsque j’ai terminé Romance, je voulais immédiatement le "refaire ", non que je reniais ce film là, mais je savais que le sujet avait deux visages, un envers et un endroit,... un Enfer et un effroi, si l’on veut.
Cette fois, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. J’ai décidé que je ne pourrai aller plus loin, que le Xème film serait la clôture d’un décalogue. Le X du X : L’ANATOMIE de L’ENFER."
Catherine Breillat
ANATOMIE DE L'ENFER est le dixième film de Catherine Breillat et l'adaptation du roman "Pornocratie" (éditions Denoël) dont elle est l'auteur. PROPOS DE CATHERINE BREILLATLe tabou initiatique contre le tabou religieux
Le film ne pouvait être qu’un huis clos. Entre quatre murs, on ne peut échapper à l’essentiel. La femme est clouée sur le lit et tout va se révéler. Ce film est comme le théorème de Pythagore sur l’obscénité. La vérité est persécutée par l’obscurantisme religieux. ENTRETIEN AVEC AMIRA CASAR, interprète de la FilleComment êtes-vous arrivée sur ce projet ?
J’ai toujours apprécié l'univers de Catherine Breillat. Son discours trouve un véritable écho en moi. Elle fait preuve d'une sorte de poésie mythique et mystique qui me touche. Lorsqu'elle m'a donné à lire ce scénario, une phrase m'a particulièrement marquée, mon personnage dit : " Je veux être regardée par là où je ne suis pas regardable ". Ces quelques mots ont suffit à déclencher mon imagination. ENTRETIEN AVEC ROCCO SIFFREDI, interprète de l’HommeQuand Catherine Breillat vous a-t-elle parlé de ce projet ?
Depuis au moins dix ans, elle souhaitait faire un film avec moi. Nous avons évoqué plusieurs projets, et puis il y a eu Romance. Auparavant, elle ne me connaissait pas, elle ne m’avait vu que dans des films pornos et ne savait donc pas ce que je donnerais dans un vrai rôle. Je crois que ça s'est bien passé, puisqu'on s'est retrouvés. |
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