ANGE : De la comédie à la tragédie. Pourquoi choisir ?
Ange ou comment, par l’élégance, contourner toutes les censures. Au début, sans la moindre allusion du dialogue et sans l’ombre d’une image « leste », Lubitsch nous montre comment on peut filmer sans ambiguïté un bordel. La figure de style d’
Ange, c’est la distance, et le drame sous-jacent qu’elle implique. Belle et secrète, faussement impassible, la voix dans un souffle, glissant telle une sirène,
Marlène Dietrich est étrangement émouvante, déchirée entre le self-control et la rupture passionnelle qu’on sent à chaque instant possible.