…si vraiment vous y tenez, préparez-vous bien. En effet, ce nouveau film de
Brian Robbins avec plusieurs fois
Eddie Murphy nécessite un entraînement spécial avant visionnage, genre parcours-du-combattant-au-bac-à-sable (sauf pour les fans inconditionnels du comique qui, évidemment, trouveront l’objet de leur adoration au sommet de son art).
- Tout d’abord, si vous avez plus de trois ans et demi, une régression psychologique s’impose. L’histoire est destiné à un public enfantin (dans tous les sens du terme). Le scénario n’évite aucun cliché du genre : humour carambar, message écolo martelant à ces chers bambins à quel point notre terre est belle et fragile et blablabla, et enfin, cerise sur le gâteau à la crème déjà hautement indigeste : ta différence est une chance, cultive-là (et tant pis si on te tape dessus durant toute ta looongue adolescence).
Procédez donc à un lavage de cerveau en bonne et due forme à l’aide de films hollywoodiens à gros budget et humour format 15 tonnes (on aurait bien quelques titres à proposer…)
- Ensuite, on conseille aux allergiques chroniques à
Eddie Murphy de carrément passer leur chemin. Dans le cas contraire, c’est le choc anaphylactique assuré : son omniprésence à l’écran pourrait nuire gravement à votre santé.
Par contre, il faut bien reconnaître que son interprétation du vaisseau spatiale, au début du film, est tout simplement hilarante. Son inexpressivité totale, sa gestuelle et ses grimaces excessives destinées à imiter les émotions humaines sont également impressionnantes.
Enfin, petit message destiné à
Pat Kilbane, absolument tordant en chef de la sécurité échappé de
Priscilla, folle du désert : ne laisse pas Eddie Murphy te ramener sur sa (très justement nommée) Planète Nulle.
Stéphanie Munier