Terrio a convenu d’un rendez-vous avec Mendez qui a pris sa retraite de la CIA en 1990. «Le film est construit autour d’une opération de sauvetage et joue sur le suspense puisque plusieurs vies sont en jeu», souligne le scénariste. «Les enjeux sont donc considérables. Mais en discutant avec Tony, j’ai cherché à comprendre son quotidien, car si on arrive à cerner les aspects les plus concrets de la vie d’un agent de la CIA à cette époque, la dramaturgie s’en trouve enrichie et on ne se contente plus seulement d’action et de suspense. Dès que je me perdais dans les méandres de ces événements d’envergure – comment ces hommes et ces femmes se sont retrouvés entrainés par les soubresauts de l’Histoire –, j’essayais de me rappeler qu’il s’agissait, au fond, d’une histoire humaine autour de gens qui tentaient de faire de leur mieux pour survivre dans un environnement hostile».
«J’ai su que j’avais fait appel au bon scénariste quand j’ai vu qu’il s’était totalement approprié le matériau de départ», remarque Heslov. «C’est, à la base, une histoire extraordinaire – et c’était déjà la garantie d’avoir un film passionnant – mais Chris a écrit un scénario formidable. Dès la première version, j’ai été emballé».