Voici, Pascal Thomas, le troisième volet des aventures du couple Beresford, après Mon Petit Doigt M'A Dit et Le Crime Est Notre Affaire. Quelle en est la source ?
Lorsque je m’étais attaqué à
Mon Petit Doigt M'A Dit j’avais dû expliquer alors, que plus qu’un film policier, je cherchais à signer un film d’atmosphère, à raconter une histoire complexe à dimension fantasmatique, avec des personnages parfois très noirs derrière une apparence paisible. Les deux premiers volets des aventures de Prudence et Bélisaire Beresford avaient eu du succès. J’ai relu les nouvelles qu’Agatha Christie a consacrées aux Beresford, en cherchant si l’une d’entre elles nous permettait de renouer avec ces personnages tout en nous offrant la liberté de nous renouveler. «L’Affaire de la femme disparue» était un bon point de départ pour cela. C’est une nouvelle qui appartient au cycle des Beresford où Agatha Christie s’est amusée à parodier la manière de différents auteurs policiers Conan Doyle, Chesterton, etc. Mais il ne s’agit pas seulement de pastiche. Il y a chez les auteurs abondants comme Simenon, Kipling, Agatha Christie, dont le fonds est si riche, des parties de l’œuvre très différentes de ce qui caractérise l’essentiel de leur production. Chez Simenon, ce sont les allègres récits du «Petit Docteur», bien loin de l’atmosphère «simenonienne». Chez Kipling, ce sont ses fameux «récits» fantastiques qui ont ébloui Borgès ; chez Agatha Christie, c’est tout un ensemble de nouvelles absolument loufoques, «barrées» comme on dit maintenant où le grotesque se mêle au fantastique, à la comédie sentimentale, au gothique, au suspens, aux scènes d’effroi. Et c’est ce mélange des genres qui nous a retenu pour composer cette fable, cette fantaisie policière qu’est ASSOCIÉS CONTRE LE CRIME…, où tout est permis, à condition de ne jamais abandonner notre gaieté.