Au-delà de la haine

    en DVD le 11 Mars 2008
Au-delà de la haine
Un film documentaire de Olivier Meyrou
(France)
Genre : Documentaire, Drame - Duree : 1H26 mn
Distributeur : EuroZooM - Editeur DVD : Blaq Out
Sortie à la Vente en DVD le 11 Mars 2008
Sortie en salles le 19 Mars 2008
(Reprise, Première sortie le 14 Mars 2007)
Année de production : 2005

Résumé du film Au-delà de la haine

A Reims, suite à l'agression mortelle de leur fils François, Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu ont accepté de se livrer à la caméra. Avant, pendant et après le procès aux assises, le film montre le parcours d'une famille qui dépasse sa douleur pour s'engager dans un combat en faveur de la tolérance et du respect de l'autre, pour aller Au-delà de la haine.

3 vidéos : Au-delà de la haine

Galerie Photos : Au-delà de la haine

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Les avis sur le film Au-delà de la haine

 
 

    Critiques : Au-delà de la haine 3 étoiles

    • Cinélive
      Cinélive

      " Un film indispensable, militant pour éveiller, au-delà même de l’homophobie en soi, cette fragile fibre humaniste que l’on appelle tolérance. "
      Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°110, page 46)
    • Première
      Première

      " Un film rude mais important. "
      (Article entier disponible dans Première n°361, page 38.)
    • Positif
      Positif

      " Le film d’Olivier Meyrou surprend par l’ascendant que sa mise en scène opère sur le spectateur."
      Laetitia Mikles (article entier disponible dans Positif n°553, pages 44-45)
    • Télérama
      Télérama

      " Jamais intrusive, la caméra recueille avec précaution l’expression d’une peine inconsolable (…) le film salue surtout un comportement digne et courageux, qui consiste à ne pas hurler avec les loups. "
      Nom et prénom du journaliste (article entier disponible sur le site de Télérama)
    • Le Monde
      Le Monde

      " Ce document, dont la sobriété est à peine entachée par une musique un peu redondante, montre des parents, des frères et sœurs qui cherchent à construire quelque chose à partir de leur douleur. "
      Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)

    Caractéristiques du DVD

    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.66
    Son : Dolby Stéréo 2.0 version originale en français
    Sous-titres : Anglais

    Bonus :
    - Entretien avec Marie-Cécile et Jean-Paul Chenu par Olivier Meyrou
    - Entretien avec Mourad Benkoussa, avocat de la défense
    - Bande-annonce
    - Chapitrage

    Note d'intention

    Au-delà De La Haine explore la dimension humaine du processus judiciaire. J'ai surtout voulu m’attarder sur le processus de reconstruction. Je ne souhaitais pas arrêter le récit à la lecture de la condamnation des accusés - une condamnation n'est jamais une fin en soi - mais suggérer l'énormité du travail à venir. Le parcours exemplaire de la famille Chenu nous interroge collectivement sur la façon dont nous appréhendons la justice aujourd'hui. A travers la famille de François, la prise de conscience des accusés, le travail des avocats, le film cherche à montrer comment l'intelligence collective peut être réparatrice. Je ne voulais pas réaliser un film anxiogène ou faire appel à nos instincts primaires mais ouvrir des perspectives.

    Note des parents de François Chenu

    La rencontre avec Olivier Meyrou, au-delà de notre prudence, s’est construite dans le temps. Certains médias, à la recherche du scoop, n’hésitent pas à faire des raccourcis croustillants et projettent la vision de l’autre comme "objet" et non comme personne. Nous avons fait l’expérience de ce traitement médiatique et nous y avons résisté de toutes nos forces, pour ne pas nourrir l’intolérance. Même au plus fort de notre souffrance, au creux même de nos vies bouleversées, une pensée mobilisait notre énergie : celle d’agir pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Mais nous ne savions pas comment faire....

    Entretien avec Olivier Meyrou

    Que vouliez vous aborder avec ce film ?
    Au-delà De La Haine montre des victimes qui cherchent à se reconstruire sans renier aucune de leurs valeurs. La mort de François, par son caractère arbi- traire et violent, les a dépossédés d'un fils aîné et d'un frère. Subitement, ils n'ont plus eu le contrôle de leur vie. La famille est devenue passive. Le film cherche à décrire l'étape suivante : le moment où les proches de la victime reprennent progressivement le contrôle total de leur vie. C'est le sens même de la reconstruction. Le mal de vivre, la bêtise et la violence de ces trois garçons ont tué François Chenu. La famille avait perdu un fils. Elle ne souhaitait pas perdre ses valeurs. Paradoxalement, je me souviens que le monde extérieur ne leur rendait pas la tâche facile. La société les poussait à répondre avec leur tripes. La réaction de certains proches était violente et arbitraire : "Ces garçons méritent la mort !... oeil pour oeil !". La famille de François se sentait souvent en décalage. C'est là que nous nous sommes dit que le film pouvait faire comprendre le sens de leur démarche. J'ai pu observer que les discours sécuritaires et vengeurs n'aident pas nécessairement les victimes qu'ils prétendent servir. Ils les enferment dans une fatalité de la violence où seule la sanction compte. Avec une analyse de ce type, le travail de reconstruction et la recherche d'un sens à la vie, malgré tout, sont impossibles. Il n'y a pas de reconstruction sans une sérénité relative. Une sérénité douloureuse, pleine de doutes, mais une sérénité quand même. C'est un long chemin solitaire qu'entreprend la famille de François. Elle est parfois incomprise. Ses actions - comme la lettre qu'ils ont envoyée aux trois garçons six mois après le procès - sont parfois mal interprétées. En fait les victimes nous dérangent. Elles témoignent des dysfonctionnements de la société et nous interrogent. Ce film nous per- met de regarder un peu dans cette direction. La famille de François souhaitait retrouver un sens à la vie et adhérer de nouveau à la vie en société.

    Lutter contre les discriminations avec la HALDE

    Lutter contre toutes les discriminations et promouvoir l’égalité sont les deux missions confiées à la HALDE. Toutes les discriminations, parce qu’appliquer et faire vivre le principe d’égalité requiert d’abord de considérer qu’il ne saurait exister une hiérarchie des actes de discrimination. De l’insulte au meurtre, un seul et même facteur explicatif, la peur de l’autre et au-delà la haine. La peur de l’émancipation féminine a ainsi été précisément analysée commeune cause essentielle des violences faites aux femmes, comme la peur de l’étranger des violences racistes.Plus obscurs demeurent les ressorts de l’homophobie en ce qu’ils renvoient à une dimension plus intime. Pourtant il est clair aujourd’hui que la banalisation des propos homophobes, qui dégradent l’image et la personne de celui stigmatisé dans sa "différence", tend à légitimer la violence jusque dans son expression physique.

    Note de Mourad Benkoussa

    Ce crime commis en France à l’aube du XXI ème siècle a été "notre affaire à tous" au point de me sentir coupable au nom de mon client de la mort de François Chenu. Avocat de la défense de ce procès, j’ai cherché à être l’avocat de toutes les défenses : défenseur de l’humanité de tous, qu’ils soient auteurs ou victimes. Avocat pour que la Justice garde constamment à l’esprit qu’elle juge un homme qui a droit à une équitable condamnation. Défendre l’Humain, avec la même dignité qu’exprimée par la famille de François : le défendre avec elle mais surtout face à elle, dans cette salle d’audience, comme pour la leur renvoyer. En définitive, je crois qu’ensemble nous avons réussi à défendre l’avenir. En suivant "notre affaire à tous", le documentaire d’Olivier Meyrou est le miroir de la singulière violence de notre époque mais surtout de la puissante résistance humaniste qui, avec espoir, lutte contre. Ce film est un œil résistant.

    Rappel des faits

    Reims, 6 oct. (AP) - Le procès à huis clos de trois jeunes membres de la mouvance skinhead, accusés d'avoir frappé à mort un homosexuel en septembre 2002 dans un parc de Reims, s'est ouvert mercredi à huis clos devant la cour d'Assises des mineurs de la Marne. L'entourage des trois jeunes était invité à la barre mercredi pour l'examen de la personnalité des accusés. Mickaël, Fabien et Frank, ce dernier mineur à l'époque des faits, doivent répondre du meurtre de François Chenu, gérant d'un fast-food de Sedan (Ardennes). Les trois jeunes risquent 30 ans de réclusion criminelle, sauf le mineur, qui encourt la moitié de la peine, à moins que les jurés ne lui reconnaissent pas l'excuse de minorité. Marie-Josée et Jean-Claude, les parents de Frank, comparaissent libres à leurs côtés pour destruction de preuves. Les trois
    accusés ont reconnu les faits. Le 13 septembre 2002, ils expliquent avoir décidé de "faire la chasse aux Arabes" dans les rues de Reims. Au bout d'une heure de recherches vaines, les trois jeunes qui appartenaient à la mouvance skinhead, décident de parcourir le parc Léo Lagrange pour, disent-ils, "casser du pédé". Le père de la victime, Jean-Paul Chenu, a reconnu sur France-3 qu'il était difficile de se retrouver en face des accusés. "Ils n'osent pas vous regarder. On sent bien qu'on est à je ne sais pas combien de lieues". "Moi, j'aimerais bien qu'on se rapproche", a-t-il ajouté.
    "C’est-à-dire qu'ils fassent eux un petit bout de chemin, même un gros bout de chemin parce que je crois qu'ils ont un gros bout de chemin à faire s'ils veulent devenir des hommes". La soeur de la victime, Isabelle Chenu, a souhaité que ce procès puisse faire "que la société comprenne un petit peu, ça peut arriver à tout le monde, pas seulement à François parce qu'il est homosexuel, voilà, il est passé par là ce soir là, il est passé là où il ne fallait pas, c'est tout".
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Cinélive 4 étoiles
    Crossroads 3 étoiles
    TéléCinéObs 3 étoiles
    L'express 3 étoiles
    Score 3 étoiles
    Ouest France 3 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    Télérama 3 étoiles
    Positif 3 étoiles
    Première 3 étoiles
    Studio Magazine 2 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    14 avis 4 étoiles
    23 avis 3 étoiles
    14 avis 2 étoiles
    15 avis 1 étoiles

    Casting : Au-delà de la haine

      Réalisation
    Realisateur
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • 1ère semaine IDF : 1 777 entrées
    • Cumul IDF : 2 450 entrées

    • 1ère semaine France : 4 447 entrées
    • Cumul France : 4 447 entrées