« Après avoir été marié deux fois, puis divorcé, Bergman est tombé éperdument amoureux d'Harriet Andersson. C'est au cours de cette passion tumultueuse, qu'il a su si bien mettre en valeur cette splendide actrice débordante de sensualité dans
Monika,
La Nuit Des Forains,
Reves De Femmes et
Sourires D'Une Nuit D'été. (...) Dans cette vie sentimentale agitée, est entrée en lice, en 1956, la ravissante
Bibi Andersson. D'un coup de baguette magique, il l'a successivement métamorphosée en bohémienne dans
Le Septieme Sceau et en auto-stopppeuse dans
Les Fraises Sauvages. De son emploi de fille-mère, dans
Au Seuil De La Vie, il a su faire une amusante silhouette de "titi" féminin. Il suffit de regarder "Bibi" lorsqu'elle laisse négligemment tomber son sac à main, ou lorsqu'elle perd une sandale en marchant, puis revient la chercher et la pousse du pied devant elle, pour comprendre à quel point ces apparentes improvisations n'ont pu éclore que par une complicité et par des affinités de tous les instants. »