Un film de Sarah Leonor, avec Guillaume Depardieu, Florence Loiret Caille, Jacques Nolot et Fejria Deliba, Rabah Naït Oufella, Bruno Clairefond
(France)
Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H36 mn
Distributeur : Shellac
Sortie en salles le 30 Septembre 2009
Année de production : 2008
Résumé du film Au Voleur
Isabelle enseigne, Bruno cambriole. Ensemble, ils commencent à croire qu'ils pourraient être heureux.
Le jour où l’étau policier se resserre, il l’entraîne dans sa fuite.
Au coeur de la forêt, ils se cachent et s’aiment, hors du temps, dans une tentative ultime de tenir éloignée la violence du monde.
Le jour où l’étau policier se resserre, il l’entraîne dans sa fuite.
Au coeur de la forêt, ils se cachent et s’aiment, hors du temps, dans une tentative ultime de tenir éloignée la violence du monde.
3 vidéos : Au Voleur
Critiques : Au Voleur
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Télérama
"Cette belle parenthèse (…) captive sans qu'il y ait besoin de rebondissement décisif (…). Quant au dénouement, il est aussi gracieux et précis que le titre, exclamation devenue en perdant sa ponctuation une émouvante dédicace."
Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3116)
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Les Inrocks
" Mais quel caractère, quelle capacité à créer du sentiment, du romanesque et de la fiction tout en restant alerte, légère, gracile."
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°722, page 64) -
A Nous Paris
" (…) une jolie rencontre de cinéma, une fugue amoureuse désespérée et plutôt prenante (…). "
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 28 septembre 2009) -
Première
" Ce premier long, avant-dernier de Guillaume Depardieu, lui offre une ultime échappée vraiment belle."
Stéphanie Lamôme (article entier disponible dans Première n°391, page 48) -
Libération
" La RKO aurait pu produire ce film. Au voleur appartient à ces récits dont la force limpide défie la critique. "
Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 30 septembre 2009).
Les avis sur le film Au Voleur
Entretien de Sarah Leonor

En descendant la rivière, Bruno et Isabelle remontent en eux-mêmes, jusqu’à atteindre quelque chose de primitif, d’originel, quelque chose de l’enfance. La notion du temps disparaît, le jeu se confond avec la réalité, c’est un présent éternel. Ils vivent une liberté sans limites, il n’y a plus ni passé, ni anticipation. Je ne parle pas d’un paradis perdu mais d’une expérience qui est potentiellement en chacun de nous, qui est juste à redécouvrir. Au-delà de ces considérations, c’est le couple qui m’intéresse, ce couple-là. Comment Bruno initie Isabelle au présent, comment Isabelle lui offre sa vitalité, son aspiration au bonheur. Mais cet état de grâce atteint forcément sa limite. Sans doute plus que Bruno, Isabelle n’ignore pas qu’aucun couple ne peut se suffire à lui-même. Je n’ai pas du tout une vision romantique de l’amour, je tiens à rester lucide sur la question ! (rires). Je me souviens que nous nous sommes perdus lorsque, pour des repérages, j’ai emmené dans cette forêt Laurent Desmet, le chef-opérateur du film. Elle a beau ne pas être très étendue, cette forêt, c’est un vrai labyrinthe de végétation très dense, parsemé de cours d’eau, de mares infranchissables, et dépourvu de chemins. Nous suivions fidèlement la carte IGN à la recherche d’un lieu précis que j’avais déjà repéré, et pourtant nous tournions en rond, et l’endroit semblait avoir disparu. C’était une expérience très troublante. Laurent a baptisé cette forêt Brigadoon, en référence au film de Minnelli, avec ses villageois d’un autre temps qui réapparaissent une fois par siècle. C’est un film qui fait cohabiter deux mondes, deux temporalités dans le même espace. C’est la même chose dans Au voleur : le couple accède à une autre dimension temporelle.
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