Aurora

    en salle le 21 Mars 2012
Aurora
Un film de et avec Cristi Puiu
Titre original : AURORA (Roumanie)
Genre : Drame - Duree : 2H59 mn
Distributeur : Shellac
Sortie en salles le 21 Mars 2012
Année de production : 2010
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 14 Mai 2010

Résumé du film Aurora

Viorel commence sa journée, habité par une inquiétude inexplicable. Sans chercher à y trouver un sens, il se laisse porter par les événements, et au gré du hasard traverse Bucarest d’un bout à l’autre, décidé à mettre fin à l’instabilité qui gouverne son existence depuis un moment déjà et qui a commencé à revêtir des accents douloureux suite à son divorce et à son procès en partage des biens. Viorel a 42 ans, il a deux petites filles et vient de démissionner de sa fonction d'ingénieur métallurgiste chez GRIRO SA.

Séances : Aurora

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Ce film est projeté dans 2 salles en France

2 vidéos : Aurora

Galerie Photos : Aurora

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Les avis sur le film Aurora

 
 

    Critiques : Aurora 3 étoiles

    • Libération
      Libération

      " La caméra de Puiu saisit cette ronde hypnotique par de longs plans-séquences atones, sculptés dans le mouvement avec une infinie minutie. "
      Julien Gester (article entier disponible dans Libération du 21/03/2012)
    • Les Inrocks
      Les Inrocks

      " Bien que le pays ne soit pas très engageant, on ne s'ennuie pas une seconde parce que le parcours laconique de Viorel suscite une forme d'intra suspense (...). "
      Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°851, page 72)
    • Les Fiches du Cinéma
      Les Fiches du Cinéma

      " Le montage, aussi pertinent qu'elliptique, éclate le récit en petites cellules indépendantes, qui finissent par dessiner, plus que des explications qui n'auront jamais lieu, une toile de fond humaine et sociale très poignante. "
      François Barge-Prieur (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2022, page 23 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
    • Télérama
      Télérama

      " On émerge donc de ce thriller paranoïaque comme après un long périple en terre inconnue : groggy et fasciné."
      Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3245, page 47)
    • Studio Ciné Live
      Studio Ciné Live

      " Cette incursion violente dans un quotidien à priori banal donne à ce faux thriller des allures de cauchemar éveillé. "
      T.B. (article entier disponible dans Studio Ciné Live n°36, page 35)

    Critique Cannoise : Aurora 3 étoiles

    • Les Inrocks
      Les Inrocks

      " Aurora distille une petite poésie maléfique, un lent poison stupéfiant qui scotche le spectateur de bout en bout. " J.-B. M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°755, page XVII)

    Notes du réalisateur

    Je me suis interrogé sur l’idée du crime et de l’acte criminel suite à la diffusion d’une série sur les criminels roumains il y a quelques années. Ce qui a attiré mon attention fut de constater qu’une écrasante majorité de ces crimes avaient lieu à l’intérieur d’un cercle de personnes qui se connaissaient entre elles : parents, amis, collègues ou voisins. J’ai d’autre part constaté qu’en tant que citoyen ordinaire, l’accès à ce « monde du crime », à cette réalité parallèle, ne pouvait se faire que par l’intermédiaire du cinéma, de la littérature et des médias. Je suis convaincu depuis toujours que ceux-ci induisent une falsification grossière tant du profil des criminels que de l’acte lui même. En essayant de me représenter mentalement le crime, en partant des preuves jusqu’aux confessions du criminel - souvent le seul témoin de l’acte - j’obtenais un déroulé approximatif des événements, suivant une certaine logique, une fluidité et un sens, mais beaucoup plus près du cinéma que de la vie. Fort de ces constats et pour tourner le dos aux clichés trop souvent véhiculés par le cinéma, je propose avec Aurora de restituer l’acte criminel en tant que tel, en l’intégrant dans l’histoire personnelle d’un criminel et en évitant toute forme de discours transformant le crime en acte exceptionnel. La confession du criminel semble parfois suffisante pour expliquer ce qui s’est passé dans son esprit au moment où il a tué. Mais quelle est la précision du récit d’une expérience aussi extrême que d’ôter la vie à un homme ? Avec quoi, dans notre vécu d’hommes qui n’avons pas tué, peut être comparé l’acte de donner la mort à un autre homme ? Suite à mes recherches, j’ai compris que rien de ce que je savais ou imaginais savoir du monde du crime ne lui ressemblait. Les criminels étaient d’une banalité terrifiante. Terrifiante au sens propre. Terrifiante car trop ressemblante à l’homme ordinaire, trop ressemblante à moi-même. Marqués par l’imperfection propre à l’homme de la rue et loin du glamour hollywoodien, tant le criminel que la victime et l’enquêteur appartenaient d’une manière visible à un monde à part, à un monde sous le signe de la damnation, un monde proche de notre monde et en même temps totalement étranger. De quelle manière peut-on représenter sur pellicule le crime, l’acte du criminel, le contexte dans lequel se produit le crime, le personnage du criminel et celui de la victime ? Le sens du crime peut-il être contenu dans les limites d’un discours cinématographique ? Combien m’est-t-il permis d’inventer, sachant que toute représentation documentaire reste discutable, tant le moment du crime et celui de sa confession sont deux moments distincts et que, quoi que l’on fasse, le crime en tant que tel ne se superpose pas au crime raconté ? Au-delà des points d’interrogation générés par ce sujet, au delà de l’inquiétude que cette histoire a provoquée en moi, j’ai travaillé avec obstination à rendre le film « réaliste » et à restituer aussi exactement que possible le climat toxique d’une Bucarest postcommuniste. Parce que les exigences documentaires constituent une constante de la vision que j’ai du cinéma, l’image brute est accompagnée du son en prise directe. J’ai travaillé avec des acteurs professionnels et amateurs, et abordé le film comme l’aurait fait un chercheur. J’ai cherché à restituer l’acte criminel, en dépeignant le noir visage que je découvre quotidiennement chez les gens. Des gens qui n’ont jamais tué.

    Entretien avec Cristi Puiu

    Comment est né le projet Aurora ?

    Durant l’année 2005, la télévision roumaine a diffusé une série de reportages sur des criminels. Cette série m’a donné envie de me pencher sur un sujet qui m’a toujours intéressé. J’ai grandi avec les romans policiers, et bien que le cinéma fût un pays étranger pour moi, je regardais beaucoup de films noirs à la télévision. A seize ans, je suis tombé sur des écrivains qui sont en quelque sorte devenus mes modèles: Dostoïevski,Kafka, Camus, Borges et Sabato ; Crime et Châtiment,
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Les Inrocks 3 étoiles
    Studio Ciné Live 3 étoiles
    Télérama 3 étoiles
    Les Fiches du Cinéma 3 étoiles
    Les Inrocks 3 étoiles
    Libération 3 étoiles
    Le Figaro 2 étoiles
    Première 2 étoiles
    Le Monde 2 étoiles
    Positif 2 étoiles
    L'Express 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    19 avis 4 étoiles
    24 avis 3 étoiles
    31 avis 2 étoiles
    20 avis 1 étoiles

    Casting : Aurora

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Gina
    Viorel
    Mme Livinski
    M. Livinski
    Mioara
    Pusa
    Stoian