Titre original : I'M WITH LUCY
Un film de
Jon Sherman, avec
Monica Potter,
David Boreanaz,
Anthony Lapaglia,
Henry Thomas,
Gael Garcia Bernal
SYNOPSIS :
Comment trouver l’amour lorsqu’on vit à New York, que l’on sort d’une histoire désastreuse et que l’on est à deux doigts de ne plus croire en rien et surtout plus en soi?
Comment, donc ? En acceptant d’avoir recours aux « blind dates », tradition typiquement américaine qui consiste à accepter de rencontrer des hommes qu’on ne connaît pas, en tête-à-tête, sur la seule recommandation d’amis. Dans le cas de notre héroïne, c’est sa sœur cadette, Jo, déjà mariée, qui jouera les entremetteuses.
Pour Lucy, journaliste aussi brillante que ravissante, l’aventure peut commencer…
Mais avant cela, que de valses-hésitations pour départager ses cinq prétendants ! Contrainte et forcée par sa sœur, dans un premier temps, puis curieuse et se piquant au jeu, très vite, elle se lance dans cette course à l’Amour, ce parcours « cosmique » des rendez-vous galants.
Bâti comme un puzzle sentimental, Lucy va jouer à la grande loterie amoureuse.
Avec qui Lucy va-t-elle finalement choisir de convoler ?
Cinq hommes, cinq possibilités, et cinq destins pour cette jeune femme au cœur à prendre...
L'AVIS DE LA REDACTION :
L'amour, l'amour, l'amour. Comment le trouver quand on n'y croit plus, que l'on a eu une mauvaise expérience, et surtout quand on est une journaliste surbookée et que l'on n'a pas le temps d'y penser ? La solution américaine : le recours au "blind-date".
AUTOUR DE LUCY, de
Jon Sherman, c'est une comédie sentimentale à la
Mary A Tout Prix, en plus romantique (pas de sperme dans les cheveux, ni de réanimation de chien au programme !). Une femme, blonde, et cinq hommes autour.
Lucy (
Monica Potter) est une femme commune, une "madame tout le monde", confrontée à l'angoisse de finir ses jours seule. Mais, grâce aux pratiques pragmatiques de nos amis d'outre-atlantique, notre héroïne se retrouve face à un panel d'hommes qui ne demandent qu'à la séduire. Elle a l'opportunité de choisir son destin. Mais lequel prendre ? Réponse au bout d'une heure vingt (un peu moins si l'on est perspicace !). Le réalisateur
Jon Sherman parle de son film comme d'un "thriller sentimental". Sans aller jusque là, LUCY est une jolie devinette. Chaque spectateur dans son fauteuil aura son moment de doute : le complice, le sexe-addict, le rustre, le sensible, le flambeur… il y en a pour tous les goûts.
AUTOUR DE LUCY c'est une bouffée d'air pour les célibataires endurcies, une option optimiste pour les hostiles, malgré elles, à l'amour. Sauf que dans le film, le mythe de l'homme idéal est mis à mal (si ça peut en rassurer certaines !).
Jon Sherman nous apprend respectablement que Monsieur parfait n'existe pas. Il faut chercher l'homme qui nous corresponde. Merci du conseil !
Un petit hic : la mise en scène est intéressante mais la chronologie un peu cafouilleuse. C'est un aller-retour permanent entre les cinq relations différentes de Lucy et ses hommes. Un véritable zapping qui laisse parfois le spectateur sur sa faim.
Bref, AUTOUR DE LUCY, c'est un scénario peu subtil, mais pour un résultat bien sympathique au final. Quoique le film se confonde légèrement entre une réflexion philosophico américaine sur la loterie de l'amour et la promotion du "blind-date"…
Alors, pour les quêteurs d'amour, à vos écrans et prenez note !
Emmanuelle Rey.
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français, et Français pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Scènes coupées
- Films annonces
LUCY OU COMMENT RENCONTRER L’HOMME DE SA VIE…
New-York, O2. Lucy est une fille comme la Big Apple en compte des milliers d’autres. Jolie blonde pré-trentenaire bien dans sa peau. Une carrière de journaliste qui suit son cours, limpide. À peine avoue-t-elle, de manière très lucide, quelques névroses somme toute banales : un poil d’hypocondrie, un chouilla d’obsession, un soupçon d’angoisses existentielles…Rien qui ne pourrait faire d’elle un cas pathologique.
Seulement voilà, comme des milliers d’autres, Lucy a un problème : elle aimerait trouver l’amour ! La belle vient de se prendre une énorme claque amoureuse. De celle dont on sort heurtée, meurtrie et pour tout dire désespérée. Si ce garçon-là n’était pas le bon, alors qui ? Lucy va passer par les affres de la solitude. L’alcool ingurgité en trop grande quantité et le rimmel qui coule. Jusqu’à se résigner à accepter la rencontre. Oh, rien là qui ne soit redevable à la destinée ou au célèbre adage " parce que c’était lui, parce que c’était moi ". Non, pragmatique, Lucy va consentir à tester la… blind date !
"Cette comédie est atypique, explique le réalisateur Jon Sherman, car elle s’éloigne des schémas traditionnels. Ici pas d’amour contrarié entre un homme et une femme, ni de triangle amoureux entre une femme, son mari et son amant, mais une série de possibilités". Une réalité : à New-York, comme Lucy, ils sont des milliers à ne savoir comment sortir de leur solitude, à se croiser sans même se voir sur le bitume de Manhattan. Et à avoir recours au "blind date".
Mais au vu des chiffres et des statistiques, Lucy pourrait être New-yorkaise, Parisienne ou Berlinoise. Juste une fille lasse d’attendre le coup du sort en prenant son destin à bras le corps. Dans les grandes capitales occidentales, on le sait, les relations homme-femme sont de plus en plus complexes. Les sociologues de tous bords s’accordent à dire que les femmes ont changé, que les hommes en sont déboussolés, que la carrière professionnelle est l’un des enjeux primordiaux et que l’individualisme forcené a brouillé les repères préexistants.
Lucy en est là, ne sachant plus d’où peut venir l’espoir de trouver quelqu’un avec qui construire une vie à deux. C’est donc sa sœur Jo qui lui met le pied à l’étrier et organise sa première "date".
Suivront quatre autres rencontres, aussi drôles qu’inattendues. L’occasion, en tout cas, d’une galerie de portraits masculins qui laissent à penser qu’il n’y a pas que les femmes qui sont en quête…
Voici donc Doug/John Hannah, entomologiste britannique tout juste sorti d’un divorce extrêmement difficile. Obsédé par les insectes, cela va de soi. Charmant autant que torturé.
Puis Gabriel/Gael Garcia Bernal, jeune metteur en scène tendance new-age, persuadé qu’il a été Jules César dans une vie antérieure et complètement sex-addict.
Bobby/Anthony Lapaglia, lui, est aux antipodes de l’univers de Lucy. Ex-baseballeur ayant connu son moment de gloire, il est grande gueule, manque sérieusement de savoir-vivre mais est, au fond, un grand sensible.
Vient le tour de Barry/Henry Thomas, jeune homme propre sur lui, drôlatique et touchant. Son souci étant probablement de fondre trop vite pour Lucy.
Enfin Luke/David Boreanaz, orthopédiste aussi fringant qu’une décapotable, est un garçon séduisant, un brin frimeur, sportif et délicat, mais obsédé par la réussite sociale.
Tout ce que l’on sait, c’est que Lucy épousera l’un de ces cinq garçons. Oui mais lequel ? " Le film est construit comme un thriller sentimental, reprend
Jon Sherman. Chacun de ces hommes souhaitent la conquérir. Et chacun à son " moment " pendant lequel le spectateur doute ". C’est vrai, aucun d’entre eux n’est un loser-pervers, de ceux qui mériteraient d’être balayés d’un revers de main énergique. Comme le précise
Jon Sherman, " chacun de ces personnages a une vraie épaisseur, une profondeur qui fait de lui un mari potentiel ".
Et la voilà, l’éternelle question, leitmotiv du film : à quoi tient une idylle ? A quoi tient une rencontre et, à fortiori, un engagement plus profond ?
FICHE ARTISTIQUE :
Lucy :
Monica Potter
Doug :
John Hannah
Gabriel :
Gael Garcia Bernal
Bobby :
Anthony La Paglia
Barry :
Henry Thomas
Luke :
David Boreanaz
L’AVIS DE LA PRESSE :
CinéLive:
" Si alléchante soit-elle, cette idée de "whodunnit" sentimental ne captive malheureusement pas plus qu'un épisode de "Opération séduction". (…) De surcroit, inutile de chercher la moindre épaisseur sociologique à ce film, alors que le postulat, malin et ancré dans l'air du temps se prétait à une satire rigolote de l'évolution des mœurs urbaines et des nouvelles habitudes célibataires."
Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°60, page74)
Studio Magazine :
" Malgré tout le charme discret de son interprète principale, Monica Potter, ce film de Jon Sherman, souffre d'un manque d'originalité. Sa bonne humeur et les fous rires provoqués par certains blind dates en font un film plaisant , mais qui s'oublie aussitôt sorti de la salle"
T.C (article entier disponible dans Studio Magazine n°181, page 26)
Télérama :
" Cette ronde sentimentale gentillette autour d'une demoiselle forcément névrosée (c'est écrit en rose dans le cahier des charges) tourne un peu à vide, entre gags déjà vus chez Meg Ryan (gaffes et mimiques si mignonnes) et portraits hâtifs (les cinq prétendants)."
Cécile Mury (article entier disponible sur le site de
Télérama)