Comment vous y êtes-vous pris pour filmer le jazz ?
Pour le filmer, il faut aller à l’encontre des clichés. Cela dit, les clichés contiennent parfois une part de vérité. Certaines personnes ont critiqué
Autour de Minuit en disant que c’était un cliché de montrer un musicien alcoolique. Hélas, ayant été confronté à un grand nombre de ce genre de situations, j’ai pu me rendre compte que ce cliché n’en était pas forcément un. Quand il faut filmer les musiciens, je crois qu’il faut utiliser le son direct, ce que j’ai fait sur
Autour de Minuit, alors que neuf fois sur dix, des acteurs miment des musiciens. Cette approche plaisait beaucoup à Wayne Shorter (musicien ayant participé au film) qui trouvait que le film était fait comme les jazzmen jouent, en intégrant dans le travail de mise en scène les risques qu’ils prenaient.