Genre : Animation - Durée : 1H40 mn
Sortie en salles le 17 Juillet 2013 - en VOD/DVD le 04 Décembre 2013
Presse ★★★
Spectateurs ★★★
Déjà vu ce film ?
Ma note :

Résumé

Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan.
C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?

Adaptation de la BD
Nationalité : France
Duree : 1H40 mn
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 04 Décembre 2013
Sortie en salles le 17 Juillet 2013
Année de production : 2012

Critiques

  • ★★★
  • ★★★
  • ★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★
  • ★★★★

En savoir plus sur Aya de Yopougon

Entretien avec Marguerite Abouet

En quoi Aya s’inspire-t-elle de votre histoire personnelle ?

En réalité, c’est plutôt Akissi, la petite «sœur» d’Aya, qui me ressemble et qui a donné lieu à un autre album de bande dessinée, illustré par Mathieu Sapin. Pour autant, l’histoire d’Akissi se déroule aussi à Yopougon, ce quartier où j’ai grandi et qui fait partie de moi : c’est le noyau autour duquel je me suis construite et qui a nécessairement nourri mon imaginaire. Un enfant qui naît à Yopougon peut vivre dans n’importe quel quartier du monde car on y trouve toutes les cultures et toutes les couches sociales. Du coup, on est obligé de vivre avec les autres, de les supporter et de les aimer, puisque tout se sait et que n’importe quel problème peut être résolu par ses voisins ! Ce sont donc mes souvenirs d’enfance que raconte «Akissi». Par la suite, il a fallu faire grandir l’héroïne et j’ai imaginé Aya – je dis bien «imaginé» puisque je n’ai pas vécu mon adolescence en Côte d’Ivoire. À travers elle, je voulais raconter cette Afrique qui m’a été arrachée malgré moi et la partager avec le plus grand nombre.

Entretien avec Clément Oubrerie

Qu’est-ce qui vous a donné envie de cosigner Aya avec ?

À l’époque, j’étais illustrateur pour la publicité et des livres pour enfants. m’a alors proposé un texte autour de son enfance à Abidjan, intitulé Akissi. J’ai trouvé qu’il y avait là une tonalité et une écriture originales, et cela a coïncidé avec le moment où je redécouvrais la bande dessinée : je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’auteurs dont les ouvrages n’étaient pas forcément commerciaux et ne s’adressaient pas qu’aux ados. J’ai essayé de transformer le récit de Marguerite en bande dessinée et je l’ai proposée à Gallimard qui, justement, souhaitait lancer une collection de bande dessinée dirigée par Joann Sfar, un des auteurs que j’avais découverts et que je trouvais passionnants. L’album a plu à Gallimard qui, néanmoins, estimait qu’il était trop marqué «jeunesse». D’un commun accord, on a décidé de s’atteler à une version destinée à de jeunes adultes, dont l’héroïne est une jeune fille de 18-20 ans. Marguerite a alors repris son idée de départ, en développant cette fois une matière fictionnelle. C’est donc vraiment en tâtonnant qu’on a publié le premier tome des aventures d’Aya.

Entretien avec Aïssa Maïga

Connaissiez-vous la bande dessinée avant de participer à ce projet ?

Bien sûr, et j’avais eu un vrai coup de cœur, humoristique et artistique, pour l’univers imaginé par Marguerite et illustré par Clément. Leur approche de l’Afrique est singulière, et j’aime leur regard sur la période de la fin des années 70 et sur le milieu urbain africain. Ils expriment un point de vue sans conformisme et sans complaisance qui offre une grande fluidité au lecteur et qui mêle tendresse et réalisme totalement décomplexé ! Mais surtout, qu’est- ce que j’ai ri en lisant «Aya» !

Notes de Production

L'Accueil de la bande dessinée (par Marguerite Abouet)
Ce qui est amusant, c’est qu’au départ, la parution de la bande dessinée en France est passée inaperçue auprès du public d’origine africaine ! Et peu > Plus

Avis sur Aya de Yopougon

    Remonter