Aya de Yopougon

    en DVD le 04 Décembre 2013
Un film de et (France)
Genre : Animation - Duree : 1H40 mn
Distributeur : UGC - Editeur DVD : TF1 Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 04 Décembre 2013
Sortie en salles le 17 Juillet 2013
Année de production : 2012
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.43 / 5 (84 notes)

Résumé de Aya de Yopougon

Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan.
C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?
Adaptation de la BD

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Ce film est projeté dans 1 salle en France

Acteurs et Actrices de Aya de Yopougon

Photos de Aya de Yopougon (6)

Critiques

Moyenne : 2 étoiles (2.27 / 4)
Positif 3 étoiles
Première 3 étoiles
Télérama 3 étoiles
Télé7Jours 2 étoiles
L'Express 2 étoiles
StudioCinélive 2 étoiles
Métro 2 étoiles
Le Monde 2 étoiles
Le Nouvel Observateur 2 étoiles
Elle 2 étoiles
Le Point 2 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.43 / 5)
23 avis 4 étoiles
20 avis 3 étoiles
11 avis 2 étoiles
30 avis 1 étoiles

Entretien avec Marguerite Abouet

En quoi Aya s’inspire-t-elle de votre histoire personnelle ?

En réalité, c’est plutôt Akissi, la petite «sœur» d’Aya, qui me ressemble et qui a donné lieu à un autre album de bande dessinée, illustré par Mathieu Sapin. Pour autant, l’histoire d’Akissi se déroule aussi à Yopougon, ce quartier où j’ai grandi et qui fait partie de moi : c’est le noyau autour duquel je me suis construite et qui a nécessairement nourri mon imaginaire. Un enfant qui naît à Yopougon peut vivre dans n’importe quel quartier du monde car on y trouve toutes les cultures et toutes les couches sociales. Du coup, on est obligé de vivre avec les autres, de les supporter et de les aimer, puisque tout se sait et que n’importe quel problème peut être résolu par ses voisins ! Ce sont donc mes souvenirs d’enfance que raconte «Akissi». Par la suite, il a fallu faire grandir l’héroïne et j’ai imaginé Aya – je dis bien «imaginé» puisque je n’ai pas vécu mon adolescence en Côte d’Ivoire. À travers elle, je voulais raconter cette Afrique qui m’a été arrachée malgré moi et la partager avec le plus grand nombre.

Entretien avec Clément Oubrerie

Qu’est-ce qui vous a donné envie de cosigner Aya avec ?

À l’époque, j’étais illustrateur pour la publicité et des livres pour enfants. m’a alors proposé un texte autour de son enfance à Abidjan, intitulé Akissi. J’ai trouvé qu’il y avait là une tonalité et une écriture originales, et cela a coïncidé avec le moment où je redécouvrais la bande dessinée : je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’auteurs dont les ouvrages n’étaient pas forcément commerciaux et ne s’adressaient pas qu’aux ados. J’ai essayé de transformer le récit de Marguerite en bande dessinée et je l’ai proposée à Gallimard qui, justement, souhaitait lancer une collection de bande dessinée dirigée par Joann Sfar, un des auteurs que j’avais découverts et que je trouvais passionnants. L’album a plu à Gallimard qui, néanmoins, estimait qu’il était trop marqué «jeunesse». D’un commun accord, on a décidé de s’atteler à une version destinée à de jeunes adultes, dont l’héroïne est une jeune fille de 18-20 ans. Marguerite a alors repris son idée de départ, en développant cette fois une matière fictionnelle. C’est donc vraiment en tâtonnant qu’on a publié le premier tome des aventures d’Aya.

Entretien avec Aïssa Maïga

Connaissiez-vous la bande dessinée avant de participer à ce projet ?

Bien sûr, et j’avais eu un vrai coup de cœur, humoristique et artistique, pour l’univers imaginé par Marguerite et illustré par Clément. Leur approche de l’Afrique est singulière, et j’aime leur regard sur la période de la fin des années 70 et sur le milieu urbain africain. Ils expriment un point de vue sans conformisme et sans complaisance qui offre une grande fluidité au lecteur et qui mêle tendresse et réalisme totalement décomplexé ! Mais surtout, qu’est- ce que j’ai ri en lisant «Aya» !

Notes de Prod. de Aya de Yopougon

Notes de production

L'Accueil de la bande dessinée (par )

Ce qui est amusant, c’est qu’au départ, la parution de la bande dessinée en France est passée inaperçue auprès du public d’origine africaine ! Et peu à peu, nous avons eu des lecteurs parmi des couples mixtes, puis des métisses, et enfin des Noirs. Aujourd’hui, la communauté africaine de France connaît bien «Aya» et certains de mes lecteurs, très déçus que la BD s’arrête, vont même jusqu’à me donner des sujets sur lesquels plancher ! Du coup, ils me confient des anecdotes et des histoires personnelles qui leurs sont arrivées. En Afrique, c’est autre chose : même si certains animateurs télé parlent d’Aya dans des émissions pour enfants, la plupart des Africains ne se rendent pas compte de l’ampleur du phénomène. Certes, ils sont fiers qu’une Ivoirienne ait écrit cet album qui parle autrement de l’Afrique. Mais les histoires que je raconte n’ont rien de très nouveau pour eux puisque c’est leur quotidien. Ce qui reste, au final, c’est un sentiment de fierté patriotique. Certains de mes lecteurs étaient au courant qu’un film, adapté de la bande dessinée, était en préparation. Même s’il y a très peu de salles de cinéma en Afrique, je leur ai promis une diffusion gratuite pour tous les jeunes qui rêvent de voir Aya bouger à l’écran.

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