Quatre histoires entremêlées dont l'action se déroule dans un pays différent : le Maroc, le Mexique, le Japon et la Tunisie. L'une d'entre elles commence par un événement tragique, qui arrive à un couple marié lors de ses vacances au Maroc.
En plein désert marocain, un coup de feu retentit soudain. Il va déclencher toute une série d’événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d’un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d’isolement et de douleur...
En quelques jours, tous vont faire l’expérience d’un profond sentiment de solitude - perdus dans le désert, dans le monde, et étrangers à eux-mêmes. Tandis qu’ils expérimentent les pires moments de peur et de confusion, ils découvrent aussi la valeur de l’amour et du lien qui unit les hommes...
On s’en doutait depuis plusieurs semaines, on en avait quasiment la certitude ces derniers jours, mais bon, on espérait quand même ! Brad Pitt allait-il venir à Cannes ??? Et bien non, pas de Brad pour cause d’arrivée très prochaine d’un bébé dans la famille Jolie-Pitt ! D’ailleurs, l’acteur a même envoyé un mail aux journalistes pour s’excuser de son absence :
" Innaritu (…) sait parfaitement où pincer nos cordes sensibles pour nous faire vibrer. "
Audrey Zeppegno (article entier disponible dans Score n°23, page 108)
Positif
" La grande force de Babel consiste à embrasser, dans une continuité métaphorique, le proche et le lointain. En dépit de la dimension planétaire du film, le réalisateur décrit un monde de plus en plus morcelé, où la peur domine, et conduit à des comportements absurdes et, in fine, à la barbarie."
Franck Garbarz (article entier disponible dans Positif n°549, page 40).
Elle
" Un film choral et rapide, où la solitude de chacun résonne, tandis que les personnages découvrent combien ils tiennent les uns aux autres. "
Anne Diaktine (article entier disponible dans Elle n°3176, page 50)
Libération
" Génie du montage, qui rend palpable les légères ruptures temporelles dans l'emboîtement des récits. Incroyable beauté de l'image dont chacune s'incruste dans la rétine."
Anne Diatkine (article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama
" (…) Brad Pitt n’a jamais été meilleur, et ses scènes avec Cate Blanchett, filmées au plus près des visages, sont d’un lyrisme étonnant. "
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)
" A travers l'espace et le temps, Gonzales Inarritu développe une odyssée de la globalisation, où les histoires individuelles reflètent des aspects caractéristiques du monde contemporain."
Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible sur le site du Figaro).
Libération
" Le cinéaste a une manière unique, rapide, efficace, d'installer les situations, de planter les décors, de dessiner les personnages."
Didier Péron (article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama
" Iñárritu gâche son sens aigu des situations dramatiques en versant dans le pompiérisme : trop de musique, de psychologie, de ficelles. Babel ressemble peu à peu à une pub pour une « world company » de services. "
L.G. (article entier disponible sur le site de Télérama)
Metro
" (…) On est tout d'abord happé par la beauté des images de Rodrigo Prieto, la BO de Gustavo Santaolalla et la performance de chacun des acteurs. Ainsi le film gagne en intensité sans qu'on s'en aperçoive. "
(article entier disponible sur le site de Metro).
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 1.85 Son : Dolby Digital 5.1 et 2.0 VOST, VF partielle
Bonus :
- Le making of (1h30)
- Interviews
- Images du tournage
- Bandes annonces de Amours Chiennes, 21 Grammes, Babel
HD DVD
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 1.85 Son : Dolby Digital 5.1 VOST et VF partielle
Notes Techniques
Son
Image
Packaging
Menu
Bonus
5/5
5/5
4/5
4/5
4/5
Test DVD
Il y a des films, comme ça, qu'on n'oublie pas de sitôt. Que l'on découvre avec un bonheur inouï, que l'on regarde avec ses yeux et que l'on vit avec ses tripes. Qui vous transcende et qui se rappelle à vous, des heures, des jours plus tard. Babel est de ceux-là. Alors pour une telle perle rare, il fallait un écrin bien particulier… Et ne mâchons pas nos mots, ce coffret DVD est tout bonnement magnifique. Techniquement, déjà. Les images sont d'une telle pureté, les couleurs si vives, si éclatantes, les contrastes parfaitement adaptés… Le rendu visuel est simplement prodigieux. Même chose du point de vue sonore, où l'on peut que constater une nouvelle fois le travail incroyable d'Alejandro Gonzales Innaritu. Les arrières sont extrêmement bien réparties, les avant complètement dynamiques… De la musique du désert marocain au brouhaha des boites japonaises, en passant par le silence absolu, de la première à la dernière seconde, le DVD de Babel nous transporte bien loin de notre canapé. Prodigieux.
Rien n'a donc été laissé au hasard… La présentation des menus, en puzzle, colorés, rythmés par la musique phare du film, a tout pour nous plonger dans l'ambiance si particulière de Babel. Côté suppléments, là encore, les éditeurs ont fait le choix de la simplicité, de la douceur – de la qualité plutôt que la quantité. Vous pourrez ainsi découvrir les bandes-annonces des précédents long-métrages de Alejandro Gonzales Innaritu, 21 Grammes et Amours Chiennes (si vous les avez pas encore vus, courrez les louer !)… Et surtout un superbe document d'1h30 sur les coulisses de Babel. Tout en finesse, en pureté, bien loin des bonnes grosses featurettes hollywoodiennes où tout-le-monde-il-est-beau, ce très beau documentaire dresse le portrait d'un réalisateur hors pair, chargé d'émotions, de leçon de vie, de choc de cultures, de rencontres, de tristesse, de bonheur, où les pays et les langues se mélangent… Et d'un Gael Garcia Bernal qui parodie un garde frontière, et de nombreux commentaires d'Alejandro Gonzales Innaritu, pour mieux comprendre ses œuvres, ses choix, et lui-même… Tout simplement passionnant.
Le 3 mars 2005 - Brad Pitt, Cate Blanchett et Gael Garcia Bernal réunis à l'écran ?
Après 21 Grammes, le réalisateur Alejandro González Inárritu et le scénariste Guillermo Arriaga prévoient de collaborer de nouveau. Le scénario de Babel semble en effet achevé et Paramount Pictures tente d'en acquérir les droits. Le film devrait être produit par Steve Golin (Eternal Sunshine Of The Spotless Mind) et John Kilik. Comme dans 21 Grammes, Babel fera se croiser plusieurs histoires, cette fois dans des pays différents (Maroc, Tunisie, Mexique, Japon), avec comme point de départ les mésaventures d'un couple en vacances.
Réalisé par Alejandro González Iñárritu, à qui l’on doit Amours Chiennes et 21 Grammes, Babel est à la fois une épopée poignante et un film intimiste. Le réalisateur y livre une vision contemporaine du mythe biblique réputé être à l’origine du manque de communication entre les hommes. Il pénètre des cultures différentes, dirigeant des acteurs professionnels ou non sur trois continents dans quatre langues, et faisant cohabiter un monde hyper-réaliste avec une vision onirique. Le film s’intéresse au concept ancien de Babel et à l’écho qu’il trouve dans notre monde actuel. Babel explore la nature des barrières qui divisent l’humanité et notre incapacité à nous comprendre les uns les autres.
Pour le rôle de Richard Jones, Alejandro González Iñárritu voyait « l’icône du pur Américain, confronté à un problème dans un pays musulman à l’époque que nous vivons aujourd’hui ». Pour le réalisateur, Brad Pitt n’était pas un choix évident, mais un choix intéressant. « Il n’avait encore jamais joué ce genre de rôle, et j’avais le sentiment que c’était un défi. Cela m’excitait beaucoup - et je crois que ça l’excitait aussi - de le transformer en un homme d’âge moyen en crise. Il a fait un travail fabuleux et m’a donné tout ce qu’il avait. »
Alejandro González Iñárritu a souhaité combiner l’esthétisme hyper-réaliste de certaines scènes avec des séquences oniriques. Le directeur de la photo, Rodrigo Prieto, explique : « Nous avons représenté le voyage émotionnel des personnages à travers l’utilisation de différentes pellicules et de différents formats. Ainsi, les différences subtiles entre la qualité des images de chaque histoire renforçaient le ressenti de lieux différents, géographiquement et émotionnellement. Nous avons ensuite combiné numériquement les différents formats d’objectifs utilisés en un seul négatif, de la même manière que toutes ces cultures, ces langues, s’unissent pour devenir un seul et même film ».