Kubrick se plonge dans le projet fou de tourner une grande épopée sur Napoléon. Méticuleux, il passe des années à récolter informations, documents et objets retraçant l’incroyable ascension de caporal Corse. Malheureusement, à « trop » préparer son film, il se fait doubler et les spectateurs découvrent en 1970 Waterloo de Sergei Bondarchuk avec Rod Steiger.
Déçu, Kubrick va alors se lancer dans une sublime fresque irlandaise Barry Lyndon. Tourné en 300 jours (!) à partir du roman (encore une fois) de William
Thackeray, le film est une merveille esthétique qui sera d’ailleurs récompensée de quatre Oscars techniques. Véritable rendu d’un temps et d’un style ou l’élégance régnait, Barry Lyndon fourmille d’audace et innovations et offre un éblouissement visuel permanent. Tourné en lumière naturelle ou à la bougie (grâce à une technologie inédite piquée à la NASA), c’est une balade onirique et drôle (oui, oui) dans l’art pictural du 18ème siècle. La composition des plan, comme les mouvement de caméra et les utilisations du zoom… tout y transpire la perfection. Et comment oublier la scène du baiser sur la terrasse et entre Ryan O’Neal et
Marisa Berenson ?
Résultat ? Un bide commercial.
=> Retrouvez notre test complet du Coffret Ultimate Kubrick dans notre Dossier spécial !Eléonore Guerra