Batards

Batards

Un film de , avec Laetitia Lacroix, Fabrice Moussy, André Penvern, Stéphane Derossis, .
Genre : Drame - Durée : 1H30 mn
Sortie en salles le 13 Novembre 2002 - en VOD/DVD le 23 Juillet 2003
Spectateurs

Résumé du film

Un film curieux, décalé et original..

Un film de , avec Laetitia Lacroix, Fabrice Moussy, André Penvern, Stéphane Derossis, .


SYNOPSIS :

De retour de vacances passées en Espagne pendant le mois de septembre, Agathe, prothésiste dentaire, et son mari Alexandre, commercial, tombent en panne de voiture.
Perdus sur une portion d’autoroute déserte, sans leurs repères usuels : portable hors réseau, véhicule hors service, ils se trouvent obligés de suivre un garagiste surgi de nulle part, suite à un appel d’une borne de secours détournée.
Remorqués jusqu’à un campement isolé en pleine nature, ils découvrent avec effarement une famille composée de six enfants adoptés, tous approximativement du même âge (25 ans) et d’origines différentes. Ce sont eux les " Bâtards ".
Contraints d’attendre la réparation de leur moteur, le couple participe malgré lui pour quelques heures à leur vie communautaire.
Agathe va s’abandonner partiellement à l’hospitalité de la famille car elle perçoit en chaque frère et sœur des vertus oubliées : candeur, créativité, générosité, simplicité... Pour elle, le mot bâtard est synonyme de métissage culturel, de diversité et de richesse.
A l’inverse, Alexandre va progressivement refuser leur marginalité jusqu’à un paroxysme d’individualisme et de fureur. Pour lui, bâtard est une insulte.
S’ensuit une journée de tensions et de confrontations qui va révéler la désagrégation du couple dans un crescendo de suspicion, d’émotion et de violence, dont la famille, elle-même ne sortira pas indemne.


L'AVIS DE LA REDACTION :

Un couple bon chic bon genre parisien tombe en panne sur une autoroute perdue au beau milieu de l’Aveyron. Son portable hors réseau, Alexandre appelle un dépanneur à une borne de secours... détournée par un garagiste un peu particulier. Le couple se retrouve alors bloqué une journée dans un campement isolé en pleine nature, où ils découvrent avec effarement une famille composée de six enfants adoptés, tous approximativement du même âge (25 ans) et d’origines différentes.
Le film nous montre alors la déchéance totale d’un couple confronté à une "tribu" hors du commun, qui va faire ressortir tout ce qu’il y a au fond de nos deux protagonistes.
Pour cela, le réalisateur travaille autour d’une galerie de personnages tous différents et particuliers, interprétés par des acteurs de choix. Mais la mise en scène reste peu convaincante et l’on peine à se situer dans le film. Parfois intrigué, parfois amusé, on jongle constamment entre le comique et le tragique, sans vraiment jamais réussir à trouver sa place. On a alors du mal à cerner certains délires cinématographiques du cinéaste telle que la scène complètement hallucinante et quelque peu hors sujet réalisée par Jan Koven, un ami du cinéaste.
Film de potes, tant dans sa production, que dans sa réalisation et sa distribution, BATARDS est, tout comme sa famille, un film hors norme…

Amélie Chauvet


NOTES DU REALISATEUR

L’histoire
"J’ai d’abord voulu raconter une histoire : un jeune couple de retour de vacances devient l’hôte forcé d’un garagiste et de sa "tribu" de grands enfants, suite à une panne de voiture sur l’autoroute.
Le temps d’une journée de réparation, nous assistons à la dérive d’un couple conventionnel et urbain confronté à la marginalité d’une famille atypique.
Par le biais de cette "aventure", j’ai voulu changer la vision qu’on a du terme "bâtard". La définition telle qu’on la trouve dans un dictionnaire (né hors mariage, qui n’est pas de race pure) est à mon sens obsolète et ne correspond plus aux normes actuelles. De nos jours, beaucoup de parents ne sont pas mariés, sont divorcés, les enfants ont des demi-frères, les couleurs se mélangent… Pour moi, être un bâtard, c’est formidable ! Ça représente la mixité, l’apprentissage des différences, la découverte de l’autre, l’ouverture d’esprit. Ça m’inspire le respect et la tolérance. Et la tribu chez laquelle atterrit le couple illustre magnifiquement et joyeusement cette pluralité des cultures qui ne crée pas de conflits, mais, au contraire, montre une famille extrêmement soudée et heureuse."


L’idée de réaliser ce film
"L’idée d’une borne de secours détournée par un campement de marginaux m’est venue un jour sur l’autoroute.
Je me suis demandé où pouvaient bien sonner ces bornes oranges ? Un dépanneur qui aurait détourné l’une de ces bornes pour se "récupérer" quelques clients fût l’idée de départ. Si l’histoire se déroulait sur une journée et sur un décor unique, nous tenions un projet économiquement réalisable : aucun déplacement ou presque, et la totalité du tournage de jour ! Un huis clos à ciel ouvert ! L’idée du film nous parut bonne, le projet était viable.
L’écriture du scénario nous a pris un an. Nous avons régulièrement soumis des nouvelles versions à l’appréciation de tous les participants, acteurs et techniciens."


Au générique, on voit une participation de Jan Kounen. Qu’est-ce que cela signifie ?
"L’idée m’a été soufflée par Isabelle Fauvel (Initiative Films) : elle m’avait confié la possibilité de faire réaliser mon générique de début par un autre réalisateur de ma génération, comme cela s’était déjà fait dans le passé. Mon générique étant déjà inclus dans une narration précise, il ne présentait aucun intérêt à ce qu’il soit réalisé par un autre. En revanche, une des séquences du film dite du " phantasme de la parisienne ", se devait d’avoir un traitement différent du reste du film. Je décidais donc de confier une séquence entière du film à un autre réalisateur. Mon choix s’est porté sur Jan Kounen, "camarade d’infortune", avec nos courts-métrages respectifs, dans des salles en marge du Festival de Cannes 1994. Je lui ai fait lire le scénario et il a répondu présent. La séquence lui appartenait à 100%, ce sont ses propres compositeurs, Jean-Jacques Hertz et François Roy, qui ont composé la musique. Si je réalise d’autres films après celui-là, j’inviterai systématiquement un réalisateur à " s’emparer " d’une des séquences de mon film. Un peu comme un musicien vient participer à l’album d’un confrère, une sorte de " featuring cinématographique "… L’idée est amusante !"

La Production du film
"Nous réunissons d’abord l’équipe (techniciens et acteurs) entièrement en participation (une participation qui fait d’eux de vrais coproducteurs). Nous décidons ensuite que nous pouvons disposer de cinq semaines de tournage. Financièrement, nous réussissons, tant bien que mal (coproduction avec MOVIE DA et CLUBBAND FAMILY Productions), à réunir 300 000 francs. Une fois le tournage achevé, nous avions autant de dettes que d’argent investi. Avec le scénario et un montage des quinze premières minutes du film, nous avons réussi à vendre le film à TPS CINEMA et PATHE VIDEO. La post-production avance bon train mais l’argent vient à manquer. C’est l’arrivée d’ABS Productions, début 2002, qui permet d’achever le film.
Aujourd’hui, le film a été agrémenté par le CNC et les participants ont bénéficié d’un premier retour financier. Le film, hors salaires, a coûté 1 800 000 francs."


La Bande Originale
"La musique est très importante, elle contribue à souligner le choc de ces deux mondes. Il fallait aussi que les musiques s’entrechoquent : opposer synthétique et acoustique, urbanité et nature profonde. Ainsi, avec Hervé Postic, nous avons décidé donc de deux orientations : la Jungle d’un côté, techno synthétique au rythme très rapide (un peu comme un cœur qui s’emballe, ou l’effet du stress…), et une partition symphonique de l’autre, acoustique et mélancolique au rythme plus lent (le tempo d’une journée déliée et paisible à la campagne). La Jungle n’est pas réservée aux " parisiens ", de même que la musique symphonique n’est pas uniquement associée à la vie de ces " marginaux ". L’une et l’autre orchestrent plutôt l’état émotionnel des uns et des autres. Quand la Jungle se fait symphonique, ce sont les sentiments qui se mélangent."


LISTE ARTISTIQUE :

Vanille Attié : Maria
Didier BECCHETTI Pablo
Stéphane DEROSSIS : Elio
Jean-Michel FETE : Julien
Lætitia LACROIX : Agathe
Micaëlle MEE-SOOK : Soledad
Fabrice MOUSSY : Alexandre
André PENVERN : Gégé
Eric SAVIN Gilles
: Luis


LISTE TECHNIQUE :

Réalisation :
Scénario :
Lumière : Emmanuelle LE FUR
Son : Xavier PIROELLE
Maquillage : Valérie ARDITY
Costumes : Natacha DIEHL
Décors : Stéphane BUNEL
Montage image : Fred NOEL
Monteur son : Christian DIOR
Mixage : Joël RANGON
Musique : Hervé Postic


AVIS DE LA PRESSE

CinéLive:
" Le film, qui aurait gagné à adapter un format un peu plus court, finit assez vite par tourner en rond dans son décor unique (…) Il démarre pourtant dans une ambiance intriguante, mais s'achève en manifeste baba-écolo-pacifico-aveyronnais. Dommage "
Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Cinélive n°63, page 64)

Studio Magazine :
" Certes, le premier film de n'est pas sans défauts. Certes, son scénario se perd parfois en conjectures. Mais si ce film manque de fluidité et multiplie les genres avec maladresse, il s'impose grâce à son énergie. "
T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°183, page 42)
Duree : 1H30 mn
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 23 Juillet 2003
Sortie en salles le 13 Novembre 2002
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Bande-annonce

En savoir plus sur Batards

Caractéristiques du DVD

Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 2.0 Français

Bonus :
- Commentaire audio du réalisateur
- 3 scènes coupées
- 2 films-annonces (dont un projet inédit)
- Galerie de photos


NOTRE AVIS :

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