Résumé du film Berlin AlexanderplatzFranz Biberkopf vient de sortir de la prison de Berlin-Tegel où il avait été emprisonné pour le meurtre de son amie Ida. Il commence alors une nouvelle vie, se jure de rester honnête. Il retrouve quelques amis et cherche un soutien auprès de ses différentes maîtresses. Dans son entourage, il y a Eva, son amie de toujours, Lina, une Polonaise rencontrée dans la brasserie où Franz est un habitué, et sa propriétaire, Madame Bast. Mais à Berlin dans les années 1927-28, la vie est rude et le travail rare. Il ne trouve pas sa place, et après la trahison d’un collègue, se réfugie dans l’alcool. Après une longue dépression, il retrouve le goût de se battre avec Reinhold, un type mystérieux qui le fascine. Malheureusement, Reinhold n’est pas toujours bien intentionné et va faire la ruine de Franz en le poussant à des actions illégales et lui prenant même Mieze, sa bien-aimée. Franz n’a alors plus rien à faire dans cette société.
Découvrez cette série en 14 épisodes sur grand écran lors de projections exceptionnelles
- 6 et 7 octobre : Paris, Grand Rex
=> lancement de la tournée en présence de l'équipe
- 13 et 14 octobre : Lyon, Institut Lumière
- 21 et 22 octobre : Strasbourg, L’Odyssée
- 26, 27 et 28 octobre : Toulouse, Cinémathèque
- 17 et 18 novembre : Chambéry, Cinéma Forum
- 8 et 9 décembre : Dunkerque, Studio 43
- 15 et 16 décembre : Paris, Centre Pompidou (et aussi : Bordeaux, Lille, Rennes, Metz, Nancy, Montpellier...) 1 vidéo : Berlin AlexanderplatzGalerie Photos : Berlin AlexanderplatzLes avis sur le film Berlin Alexanderplatz
Critiques : Berlin Alexanderplatz -
Elle

" Les épisodes sont inégaux mais témoignent tous de la voracité de Fassbinder pour recréer un monde et une troupe. "
Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3222, page 50)
Préface« Ce fut un privilège pour moi de suivre dès 1976 les premières tentatives concrètes de Rainer pour réaliser cette production. J’ai appris à quel point le roman de Döblin, ses personnages et leur époque lui étaient chers. Maintenant que la restauration est terminée, c’est comme si nous faisions l’expérience d’une symphonie de Mahler : nous traversons un univers dont il faut maîtriser toute la hauteur et profondeur imaginables. Je fus plus d’une fois au bord du désespoir, mais désormais on aperçoit la lumière au bout du tunnel. Grâce à des partenaires et associés innovants, nous avons accompli une double mission : l’héritage cinématographique de RWF est à nouveau visible tel qu’il
l’avait imaginé, et nous avons préservé une part de l’héritage cinématographique mondial. Je ne peux qu’espérer que notre exemple crée un précédent. »
Juliane Lorenz, monteuse de Berlin Alexanderplatz,
présidente de la Fondation R.W. Fassbinder Citations« Fassbinder a réussi là où [les autres] ont échoué, il a filmé de façon virtuose tout un roman. Mieux :
il a réalisé un immense film, fidèle à un immense roman. »
Susan Sontag
« Si Fassbinder n'avait rien réalisé d'autre que Berlin Alexanderplatz, il appartiendrait au panthéon
du cinéma. »
Andrew Sarris, Village Voice
Une restauration sans précédentDès la première projection de Berlin Alexanderplatzau Festival de Venise, il apparut évident que cette œuvre serait considérée par la suite comme la plus grande réalisation de R.W. Fassbinder.
Le premier but de la restauration a donc été de créer pour la première fois une copie fidèle aux choix esthétiques du réalisateur et à la qualité qu’il désirait mais n’avait pas obtenue, faute de moyens technologiques. De plus, Berlin Alexanderplatz est un élément extraordinaire de l’histoire cinématographique allemande. Ainsi, ce projet de restauration a également été motivé par la volonté d’établir de nouveaux standards technologiques dans ce domaine. Le projet Berlin AlexanderplatzLa chaîne de télévision allemande WDRet R.W. Fassbinder avaient pour projet de réaliser ce film depuis 1976. En 1978, la Bavariaet la chaîne de télévision italienne RAI montent un budget de 13 millions DM (6 millions d’euros) pour produire le film. Le tournage eut lieu entre juin 1979 et avril 1980 à Berlin et dans les studios de la Bavariaà Munich. Le choix de tourner en 16 mm avait des raisons budgétaires, mais aussi pratiques : d’une part, les films pour la télévision étaient souvent tournés en 16 mm sans prévoir d’exploitation sur le long terme, d’autre part, personne ne pouvait anticiper l’ampleur du travail de Fassbinder et l’importance de ce film. Fassbinder décida quelques jours avant le tournage de ne tourner qu’une seule prise par scène. S’il fallait une prise de complément pour des raisons de montage, alors Juliane Lorenz devait choisir laquelle et la faire tourner. C’est dans cette configuration extrêmement souple que le film se tourna. Ainsi, tous les jours, l’équipe pouvait visionner les rushes et poursuivre le travail. Alfred Döblin et le romanAlfred Döblin (1878 – 1957)
Médecin de profession et issu d’une famille bourgeoise juive, Alfred Döblin a collaboré à divers journaux, autant littéraires que politiques, dès 1910, avant de publier son premier livre, L’Assassinat d’une renoncule, en 1913. Son existence, personnelle comme littéraire, fut grandement marquée par l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe dans son ensemble. En effet, de son expérience des violences de la révolution allemande en 1918-1919, il tire le roman Novembre 1918. Puis, à l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, Döblin et sa famille fuient en Suisse et en France, avant de s’exiler aux Etats-Unis en 1940. En 1941, lui et sa femme se convertissent au catholicisme, une décision majeure qui inspire l’écriture de l’œuvre hautement mystique Aetheria. Il rentre d’exil dès octobre 1945 pour s’installer en France. La musique de Peer RabenPeer Raben a composé la musique de plus de 25 films de Fassbinder entre 1969 et 1982. Ils se sont connus à Munich et viennent tous les deux du théâtre. Peer Raben décrit le ton général de Berlin Alexanderplatzcomme « une musique qui est belle et qui transmet en même temps une rupture. » Pour Fassbinder qui aimait beaucoup de musiques différentes et venues d’ailleurs, Peer Raben a créé un style en faisant des collages et des superpositions entre musique principale et musique off, entre citations et créations.
« Faire des films avec Fassbinder, c’est comme jouer de la musique ensemble... pour lui, la musique était comme un avant-goût qui introduisait les spectateurs dans son monde d’images. »
Peer Raben 13 épisodes et 1 épilogueÉpisode I: Le châtiment va commencer
(Die Strafe beginnt) 81 mn
Berlin, 1928. Franz Biberkopf est libéré de la prison de Tegel, où il a purgé une peine de quatre ans pour le meurtre de son amie Ida. Le retour à la vie normale est difficile. Il retrouve sa chambre chez Madame Bast et jure de mener désormais une vie honnête. Il rencontre Lina, une Polonaise qui promet de l’aider. |
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