Comme dans tout festival qui se respecte, Berlin n’échappe à la présentation de nombreux films indé américains. Après l’excellent
The Messenger, premier film d’
Oren Moverman (scénariste sur
I'M Not There),
Rebecca Miller est venue avec son dernier bébé,
The Private Lives Of Pippa Lee, adapté de son propre roman. Une comédie dramatique qui se laisse gentiment regarder dans laquelle
Robin Wright Penn campe une femme un peu paumée au passé plutôt houleux. Le casting, lui, est impressionnant puisqu'il réunit
Keanu Reeves,
Julianne Moore,
Wynona Ryder,
Monica Bellucci et la sensation du moment,
Zoe Kazan.
Petite-fille du réalisateur mythique
Elia Kazan, Zoe s’est surtout fait remarquer avec son rôle de secrétaire sous le charme de DiCaprio dans
Les Noces Rebelles. Elle figure également à l’affiche de
The Exploding Girl (présenté à Berlin), dans lequel elle épate les critiques en tenant le premier rôle.
Toujours dans un registre indépendant, on a pu découvrir
Adam Resurrected, ou la résurrection de
Jeff Goldblum dans un film bizarroïde à mi-chemin entre
Cabaret et
Vol Au Dessus D'Un Nid De Coucou (si, si, je vous assure). En primeur également, le docu sur les Doors de
Tom Dicillo,
When You'Re Strange, bourré d’images inédites. On vient d’ailleurs d’apprendre que la voix-off, assurée par le réalisateur dans la version berlinoise, sera bientôt réenregistrée par un
Johnny Depp, toujours aussi branché rock !
Mais revenons-en à nos moutons avec cette compétition aussi motivante que cette pluie, qui n'en finit plus de tomber sur la Potsdamer Platz. Même le nouveau film de
Rachid Bouchareb a déçu. On l'attendait trop sûrement, avec un pitch pareil : un musulman et une catholique partent à la recherche de leurs enfants suite aux attentats londoniens et vont apprendre qu'ils formaient un couple.
London River donne l’impression que son réalisateur est parti d’une bonne idée mais s’est ensuite laissé aller à filmer les comédiens en roue libre. Une impression confirmée par les propos du réalisateur en conférence de presse : «
Le scénario n’était pas très épais et les acteurs avaient une liberté totale. Un film comme ça, ce sont des vacances pour un réalisateur ! » La rivière de Londres, titre qui est venu à l’esprit de Bouchareb avant d’être traduit en anglais, nous sert tout de même deux belles performances et ne devrait pas avoir de mal à trouver son public au vu des réactions de certains journalistes.
=> Toutes les infos sur 59ème Festival international du film de Berlin 2009
=> Toutes les infos sur London River
=> Toutes les infos sur The Private Lives Of Pippa Lee
Stéphane Canot (
Berlin, le 11 Février 2009)