Better Things et vos deux courts métrages, Field et Love me or leave me alone ont pour cadre l’Angleterre rurale. Y a-t-il une part autobiographique ?
C’est là que j’ai grandi. C’est de là que me viennent mes thèmes de prédilection et c’est vrai que jusqu’à présent j’ai situé mes films dans ce contexte particulier, bien que les thèmes dont je parle ne soient pas autobiographiques au sens strict. Je m’inspire de ma propre expérience pour démarrer un projet. Mais je ne serais pas à l’aise si je me contentais de filmer ce dont j’ai été témoin ou ce que j’ai vécu. Je préfère puiser dans mes souvenirs, ou m’appuyer sur des événements qu’on m’a racontés, pour élaborer d’autres histoires. A travers ces intrigues, j’ai l’ambition de donner un nouveau sens aux événements que je relate et d’impliquer le spectateur. J’essaie d’explorer une région et ses habitants, et mes seules anecdotes personnelles seraient bien trop limitées pour atteindre cet objectif.