Fort du succès de
Big Mamma il y a six ans,
Martin Lawrence a donc jugé bon de rempiler dans le rôle de l’agent du FBI Malcom Turner enquêtant sous l’identité de l’incroyable Big Mamma.
Car
incroyable semble être le qualificatif idéal pour ce second volet. Sous couvert d’être une « comédie familiale », le film accumule les situations les plus incongrues (comme la séance chez l’esthéticienne) et les clichés éculés. Rien n’est jamais vraiment crédible : entre la section criminelle du FBI qui ressemble à un jardin d’enfants et une intrigue policière anecdotique, prétexte à un maximum de gags patauds,
Big Mamma 2 ressemble plus à une succession de sketches qu’à un véritable film.
Que dire de Martin « Big Mamma » Lawrence ? S’il est invisible dans le rôle du flic/père de famille, sa prestation en grand-mère déjantée est louable. Malheureusement, la comparaison avec l’autre nounou d’Hollywood –
Madame Doubtfire - est omniprésente et, à ce jeu-là, Lawrence est à la traîne d’un
Robin Williams.
Si le film peut paraître fatigant pour un public adulte, il n’y a toutefois pas à douter qu’il plaira aux plus jeunes (son véritable cœur de cible) : couleurs
flashy, gamins
fashion et bande-son à la mode. Ils pourront d’ailleurs aisément s’identifier aux trois enfants Fuller, seuls personnages crédibles et attachants du film.
Eléonore Guerra