Encouragé par la réception de
Josey Wales Hors-la-loi et de
Honkytonk Man (et par celle de
Round Midnight qu’il contribua à imposer à la Warner), il décida de se lancer un vrai défi, de revenir à l’une de ses passions, le jazz, et troqua un nouveau Harry contre la possibilité de faire
Bird, une biographie de Charlie Parker. Le résultat frappe d’abord par son ambition, son audace, son intégrité.
Bird est un film qui, par sa longueur, ses partis pris visuels et esthétiques, refuse de se plier aux diktats formels du téléfilm, cancer qui ronge un grand nombre d’œuvres suréclairées, découpées pour passer sur le petit écran, dramatisées en fonction des éventuelles coupes publicitaires. Comme dans
Pale Rider, la photographie est très audacieuse, le film baignant dans une atmosphère nocturne très violente que Eastwood n’essaie jamais d’affadir. Il traite de même avec une grande intégrité, une grande responsabilité du problème de la drogue. (...)