Résumé du film Blanche-Neige, la suiteObligé de réveiller toutes les princesses endormies d'un baiser, ce qui ne plaît pas trop à Blanche-Neige, le Prince Charmant a quelques problèmes de couple !
L'innocence de Blanche Neige va-t-elle triompher ? Arrivera-t-elle à garder l'exclusivité de son prince Charmant ? Qu'attendent d'elle exactement les nains (un peu trop entreprants) ? La Bonne Fée est-elle vraiment bonne ? 8 vidéos : Blanche-Neige, la suiteGalerie Photos : Blanche-Neige, la suiteLes avis sur le film Blanche-Neige, la suite
Notre critique : Blanche-Neige, la suite Il était une fois… un conte satirique et graveleux !-
Comme Au Cinema

Pendant des générations, les chérubins ont été abreuvés d’images féeriques contant les histoires de princesses. Et oui, Walt Disney a conditionné notre vision des choses avec son « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… ». Début XXIème siècle, les studios mettent un grand coup de pied aux films d’animation traditionnels, et l’on voit débouler notamment un gros ogre vert Shrek. De par son succès, il révolutionne le genre et lance la mode des dessins animés irrévérencieux.
Avec Blanche Neige, la suite, Picha surfe sur la vague et n’hésite pas à être beaucoup plus trash misant tout son long-métrage sur l’humour grivois. Après Le Chainon Manquant ou Le Big Bang, il aura fallu attendre plus de 20 ans pour que le dessinateur revienne à la réalisation. Il se moque ici allégrement des personnages cultes de notre enfance. Ainsi, Blanche-Neige devient exaspérante de candeur, Cendrillon une vraie garce, sa copine la Belle au bois dormant une pouf’ malveillante, la Bonne fée une nympho et les Sept Nains, une vraie troupe d’obsédés. Quant au Prince, force est de constater qu’il nous rappelle un peu l’homme moderne, devant son match de foot sirotant une bière (sic !). D’accord, toutes ces nouvelles personnalités nous décrochent très souvent un sourire, voire même nous arrachent un petit gloussement. Après, difficile de rester amusé sur 1h30, le filon s’épuisant vite. L’humour grossier peut en effet très vite devenir lourdingue et Blanche Neige la suite pêche vite pour cause de scénario un peu trop maigre.
A noter un casting voix impeccable, Cécile De France – un peu trop présente dans nos salles obscures en ce moment – assure vraiment dans le doublage des voix des trois princesses. Mention spéciale également pour Anaïs qui interprète superbement les chansons.
De cette nouvelle version, nous retiendrons – en plus des passages vulgaires – le côté très satirique de l’histoire (Blanche Neige qui lave les caleçons sales de son prince, ça vous rappelle quelque chose ?!) et rentre-dedans de Picha.
Peut-être aurions-nous dû être élevés avec ce genre de dessins animés, cela nous aurait évité bien des désillusions et surtout de croire aux contes de fées. A méditer…
Fanny Cairon
Critiques : Blanche-Neige, la suite -
L'écran fantastique

" Les spectateurs convaincus que Shrek constitue le summun de la férocité parodique risquent de tomber des nues devant cette suite très officieuse de Blanche-Neige. "
Emmanuelle Denis (article entier disponible dans L'écran fantastique n°272, page 18)
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Crossroads

" (…) pas aussi hilarant que quand Gotlib reprend à son compte le conte, mais ça se laisse regarder… "
E. K. (article entier disponible dans Crossroads n°50, page 15)
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Première

" (…) Cet humour apparaît d’autant plus daté que Shrek est passé par là, dynamitant avec succès les codes du genre tout en restant accessible aux enfants. "
C.N. (article entier disponible sur le site www.premiere.fr et dans le magazine Première n°360, page 28)
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Télérama

" (…) Cet humour apparaît d’autant plus daté que Shrek est passé par là, dynamitant avec succès les codes du genre tout en restant accessible aux enfants. "
C.N. (article entier disponible sur le site www.premiere.fr et dans le magazine Première n°360, page 28)
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Studio Magazine

" (…) Même si le trait de Picha garde du mordant, son humour a vieilli et ne déchaîne que des rires sporadiques. "
M.R. (article entier disponible dans Studio n°231, page 33)
Notes de productionIl y a quelque chose de pourri au Royaume Enchanté. Blanche Neige mange bio, le Prince Charmant lutine Cendrillon, les Sept Nains ont chopé une sale maladie de peau, la Belle au Bois Dormant se balade en porte-jarretelles et la Bonne Fée s’escrime à pourrir l’existence de son prochain au motif qu’elle veut mettre le grappin sur le Prince. Un vrai capharnaüm. Tout ça parce que Blanche Neige a épousé le Prince Charmant. Il nous l’avait caché, ça, Walt Disney. Pas fou. Alors que Picha, lui, il n’hésite pas à balancer. Normal, Picha adore dézinguer les mythes, chambouler les genres. Il n’y avait que lui pour imaginer une suite pareille à Blanche Neige. A la base ; pourtant, ce n’était pas gagné. Entretien avec Cécile de FranceQu’est-ce que vous lui trouvez à Picha ?
Picha est à part. Il a de l’audace, du piment, de l’inventivité dans ce qu’il fait. C’est un artiste à part entière, il est unique au monde. Et puis il est Belge, je m’y retrouve parce qu’on a le même humour, les mêmes racines, on se comprend, il n’y a pas de chichis entre nous. Je me souviens avoir vu ses films quand j’étais petite. J’étais trop jeune pour tout comprendre, il faudrait que je les revoie avec mon œil d’adulte, pourtant le dessin m’a marqué et j’ai retrouvé totalement l’univers de Picha quand j’ai vu les rushes de Blanche-neige, La Suite. Entretien avec Jean-Paul RouveQu’est-ce que vous connaissiez de Picha avant le film ?
Je connaissais sa réputation, surtout. Je savais qu’il avait bouleversé les règles du film d’animation, qu’il avait un sens de l’humour assez provocateur, un peu anarchiste. Ca me faisait plaisir, forcément. Quand on m’a proposé le rôle du Prince, j’en ai parlé à Alain Chabat, qui, immédiatement, m’a parlé de Tarzoon, La Honte De La Jungle, il m’en a dit tellement de bien que ça m’a convaincu définitivement que je devais le faire. Moi, je n’ai pas vu Tarzoon, La Honte De La Jungle, Le Chainon Manquant non plus, j’étais trop petit à l’époque, je n’avais pas le droit de regarder des films pour adultes. Ce n’est pas de ma génération. Mais j’avais un a priori favorable sur Picha. En plus il est Belge et j’aime beaucoup les Belges, j’aime leur cinéma, leur approche de la vie, leur humour, leur décalage constant… Tout ce qui est belge me plaît, je ne sais pas pourquoi, ça me correspond. |
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