Un conte mystique bancal sur fond de steppes désertiques
Un film de Jacques Debs
(France)
Genre : Documentaire - Duree : 1H30 mn
Distributeur : Bodega films - Editeur DVD : Bodega films
Sortie à la Vente en DVD le 03 Décembre 2009
Sortie en salles le 25 Février 2009
Résumé du film Bouzkachi, le chant des steppes
Il était une fois Mohabat. Elle aime Ali et Oulougbey, deux champions de Bouzkachi, mais ne sait pas lequel des deux choisir. Pressée de toutes parts, elle décide d’épouser le vainqueur du tournoi de Bouzkachi qui aura lieu à Boukhara. Ali traverse les steppes, Oulougbey s’élance de la haute montagne. Le premier jour Ali l’emporte, le deuxième, Oulougbey l’emporte. Qui gagnera le cœur de Mohabat le troisième jour ?
Notre critique : Bouzkachi, le chant des steppes
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Comme Au Cinema
Bouzkachi est un film que l’on pourra qualifier de chevaleresque. Des vrais cavaliers sur fières montures dont les exploits sont destinés à faire pâmer une jeune et belle demoiselle comme dans tout bon roman de Chrétien de Troyes. Pourtant, nous sommes bien loin des terres et temps reculés du roi Arthur (mais pas si loin de sa renommée mystique), par-delà les steppes de l’Ouzbékistan où nos héros sont de véritables personnes qui témoignent sous le mode du conte et s’apprêtent à participer au Bouzkachi.
Le réalisateur et c’est très clair, place son œuvre entre la fiction et le documentaire. Jacques Debs choisit en effet pour Bouzkachi une forme largement en vogue ces temps-ci, mais qui ne réussit pas forcément aux plus téméraires. Et Jacques Debs l’est, téméraire. Mi conte, mi documentaire, Bouzkachi se veut une fusion entre l’homme et la nature, une fable sur le dépassement de soi. Notre regard occidental est immédiatement très sensible à la sauvage poésie des paysages désertiques, au rapport fusionnel entre le cavalier et sa monture qui donne une force expressive et des couleurs extraordinaires au documentaire. Mais la belle fresque épique sombre dans la mise en scène éxagérée du conte oriental. Elle n’arrive malheureusement pas à nous emporter malgré l’univers artistique convoqué à travers Stasys, peintre dessinateur qui nourrit le documentaire de ces œuvres picturales.
On sent parfois à l’image de ce ballon bleu laché par Mohabat, que l’on aimerait nous aussi quitter la terre ferme souvent trop empreinte des aléas de la réalité pour épouser la magie du conte persan et du spectacle fascinant qu’est le bouzkachi. Mais l’envie s’atténue, faute au poète. Faute au narrateur qui nous suit comme notre ombre. Oui, faute à cet Hafez, qui nous gêne prodigieusement et nous coupe les ailes à grands coups d’élucubrations hermétiques déclamées à la face du ciel. Hafez, un poète qui devient même insignifiant lorsqu’il s’agit de commenter les joutes, ne délivrant qu’une parole monstrative sans grand intérêt pour le spectateur. Trop présent, trop puissant dans le film et bien entendu narrateur inutile. Il gâche vraiment tout.
Faut-il continuer ? On pourrait pour convaincre définitivement pointer du doigt l’évidence : plus l’aura du personnage est décuplée plus il en devient caricatural. C’est donc finalement l’image d’un mystique à robe longue façon Rael que Hafez revêt, plutôt que celle du dépositaire du conte ou d’un réel spectacle épique.
Sans l’empreinte du conte, Bouzkachi aurait pu être un formidable documentaire. Mais il ne reste qu’un elexir inefficace, un breuvage magique dont le charme et l’essence n’opère pas. Dommage.
Thérèse Di Campo
Un conte mystique bancal sur fond de steppes désertiques
Critiques : Bouzkachi, le chant des steppes
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Les Inrocks
" Le sujet, intéressant, est gâché par l’absence de rigueur et de cohérence entre niveau de récit (…) et artifices de filmage."
Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°691, page 50) -
20 Minutes
" On peut se laisser envoûter par cette fable si l'on est séduit par sa musique omniprésente et un brin lancinante. "
(article entier disponible dans 20 Minutes du 25/02/2009)
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Le Monde
" Une boîte à idées ne suffit pas à faire un film et les images rigoureusement composées qui célèbrent la beauté austère des steppes (…) s'accumulent sans trouver ce mouvement qui différencie le cinéma du diorama..
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 25/02/2009) -
Brazil
"Le tout reste plutôt statique et même les scènes de luttes (…) sont mollassonnes."
Véronique Kientzy (article entier disponible dans Brazil n°16, page 21) -
Télérama
« Malgré tous les efforts déployés par le réalisateur pour raconter son histoire (…), l’action piétine et l’ennui pointe. »
(article entier disponible dans Télérama n°3085, page 45)
Les avis sur le film Bouzkachi, le chant des steppes
Caractéristiques du DVD
Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.77
Son : Dolby Digital 5.1 VO
Sous-titres : Français
Bonus :
- Making of (50 min)
- Bouzkachi, le concert (28 min)
Lors de l’avant-première de Bouzkachi, le chant des steppes, à Paris, les musiciens Burhan Oçal, Volkan Gümüslü et Sverrir Gudjonsson interprètent en direct la musique originale du film.
+ Le Cd Audio de la musique originale
composée par Burhan Oçal avec le contre-ténor Sverrir Gudjonsson
Son : Dolby Digital 5.1 VO
Sous-titres : Français
Bonus :
- Making of (50 min)
- Bouzkachi, le concert (28 min)
Lors de l’avant-première de Bouzkachi, le chant des steppes, à Paris, les musiciens Burhan Oçal, Volkan Gümüslü et Sverrir Gudjonsson interprètent en direct la musique originale du film.
+ Le Cd Audio de la musique originale
composée par Burhan Oçal avec le contre-ténor Sverrir Gudjonsson
Note d'intention
Je porte le rêve de ce film depuis des années. Une histoire de passion intemporelle entre l’homme et la femme, entre l’animal et l’homme, entre les vivants et “notre mère nature” comme disent les chamanes de tous les continents. Le film raconte les liens qui unissent l’homme, le cheval et la nature. En Asie Centrale, dans cette région lointaine et oubliée, ces liens sont encore perceptibles. C’est une des rares régions sur notre planète à feu et à sang où cet équilibre fragile entre les “esprits de la nature” et l’homme reste tangible et concret. Le Bouzkachi est une lutte que l’homme se livre à lui-même dans une course pour s’unir à la nature. Il exige le dépassement de soi. Le cheval vit lui aussi ce combat “à la vie et à la mort” dans un abandon total, en acceptant tous les risques.
> Suite

















