Comment est né ce nouveau projet ?
Ce projet est né d’une conjonction de plusieurs éléments, juste avant la réalisation de mon film précédent,
Ma Première Fois. Il y a d’abord eu le mot «Bowling» que
Jean-marie Duprez m’a soufflé au cours d’une conversation. Même si ce n’est pas un sport qui fait partie de ma vie, je trouve qu’il évoque un univers qui parle tout de suite aux gens, un univers convivial. Le second élément est venu des acteurs, qui, dans mes projets, sont toujours une grande source d’inspiration. J’ai imaginé une équipe idéale de femmes avec lesquelles j’aurais envie de travailler. Je n’avais jamais vu
Catherine Frot et
Mathilde Seigner ensemble, auxquelles j’ai associé
Firmine Richard, avec laquelle j’avais déjà travaillé, pour former ce trio inédit. Le personnage de
Laurence Arné est arrivé plus tard. Le tout s’est peu à peu combiné dans une sorte d’alchimie instinctive au contact du troisième ingrédient. Un soir, j’ai regardé un «Zone interdite» dont le sujet était «Ces Français qui résistent». Un reportage se déroulait à Carhaix, au centre de la Bretagne, où de mars à juin 2008, pendant 17 semaines, tous les habitants se sont unis et battus pour empêcher la fermeture de leur maternité. Quel que soit leur milieu, leur âge ou leurs opinions politiques, tous ont fait bloc autour d’une volonté commune. C’est un fait de société exemplaire, qui pour une fois se termine bien. Dans cette version du pot de terre contre le pot de fer, le pot de terre a gagné. Ils ont déplacé une montagne avec autant de discrétion que de détermination. J’ai beaucoup aimé cette histoire. À partir de ces trois ingrédients, j’ai imaginé cette comédie chaleureuse sur fond de réalisme social positif. J’ai eu envie de voir Catherine, Mathilde, Firmine et Laurence ensemble dans cette histoire.