Boy

    en DVD le 05 Février 2013
Un film de et avec
Titre original : BOY (Nouvelle-Zélande)
Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H27 mn
Distributeur : Les Films du Préau - Editeur DVD : Arte Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 05 Février 2013
Sortie en salles le 12 Septembre 2012
Année de production : 2010
Film à partir de 8/10 ans
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.46 / 5 (56 notes)

Résumé de Boy

Boy a onze ans, il est Maori et vit chez sa grand-mère avec son petit frère et une ribambelle de cousins. Il vénère Michael Jackson, s’habille comme lui et connaît par cœur la chorégraphie de son nouveau tube “Thriller”. Mais le vrai héros de Boy, c’est son père, absent depuis sept ans, qu’il fantasme en samouraï, en rugbyman super-star ou en intime du roi de la pop.
Un soir, le père réapparaît. Dès lors, Boy doit confronter ses rêves à la réalité…

    Photos de Boy (11)

    Critiques

    Moyenne : 3 étoiles (3 / 4)
    20 minutes 4 étoiles
    Première 3 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    L'Express 3 étoiles
    Studio ciné live 3 étoiles
    Les fiches du cinéma 3 étoiles
    Télérama 2 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne : 2 étoiles (2.46 / 5)
    13 avis 4 étoiles
    15 avis 3 étoiles
    13 avis 2 étoiles
    15 avis 1 étoiles

    Notes de Prod. de Boy

    En détail

    Boy est un Maori de 11 ans. Il vit chez sa grand-mère avec son jeune frère Rocky et de nombreux cousins dans une petite bourgade de la côte Est de la Nouvelle-Zélande. Comme des millions d’autres garçons de son âge à travers le monde, c’est un fan de Michael Jackson et, cet été 1984, “Thriller” va changer sa vie.

    Entretien avec le réalisateur

    L’une des idées très fortes du film est que l’histoire est racontée du point de vue de Boy, le garçon de onze ans. Était-ce le point de départ ?
    Oui, je trouvais intéressant le principe de montrer le monde des adultes à travers les yeux d’un enfant. Ce décalage permet notamment le traitement humoristique, mais dans ce cas précis, c’est aussi le meilleur moyen pour partager avec le spectateur les fantasmes de Boy. C’est aussi de ce regard juvénile que vient l’aspect fragmenté de la narration. Quand un enfant raconte une histoire, il vous parle toujours de ce qui est le plus important à ses yeux, les détails viennent ensuite.

    Le film préféré des Néo-Zélandais

    Le film “BOY” de est l’un des plus gros succès du cinéma néo-zélandais. Production indépendante à petit budget, le film a réussi à la fois à séduire toute une nation et à bénéficier d’une reconnaissance internationale : Prix du meilleur film de la section Génération au Festival de Berlin et sélection dans de nombreux festivals dont Sundance.

    Boy, premier scénario deuxième long-métrage

    Dans “BOY”, on retrouve des scènes de “Two cars, One night”, le tout premier court-métrage de Waititi, nommé aux Oscars en 2005. Il s’agit plus d’une sorte d’hommage que d’une nouvelle version de ce court-métrage qui a connu un fort succès. C’est d’ailleurs grâce à ce film que le réalisateur avait été invité à participer à l’atelier d’écriture de Sundance. Il a attendu un an et demi avant de retravailler sur le scénario de “BOY” écrit là bas. Il a mis ensuite trois ans pour l’achever. Il considère donc ce film comme son premier long-métrage même si, dans les faits, “Eagle vs Shark” a été tourné avant.

    Des souvenirs imaginaires

    Certaines situations du film sont autobiographiques. Selon le réalisateur, son inspiration vient à la fois de la réalité et de souvenirs imaginaires. Comme Boy, il a vécu dans une famille avec beaucoup d’enfants et peu d’adultes. Il a même tourné dans la maison dans laquelle il a grandi. Pour le reste, il s’est inspiré de choses et de gens qu’il connaît. Même si la plupart des personnages sont imaginaires, ils sont le fruit d’un mélange de sa personnalité et d’autres qu’il a côtoyées.

    Thriller va changer leurs vies

    et ses amis admiraient eux aussi Michael Jackson quand ils étaient jeunes. Waititi se souvient de son regard d’adolescent sur cette super star américaine : “c’était incroyable de voir un noir faire une chose aussi extraordinaire. Il était donc un peu comme n’importe quel jeune Maori et l’identification était très simple. De plus, il faisait des choses que tout gamin aurait aimé faire s’il avait eu des millions de dollars lui aussi, comme par exemple posséder un zoo, son propre parc d’attraction, faire couler du Pepsi d’un robinet ou encore porter des vêtements délirants. Il dansait tellement bien et d’une façon si particulière, comme s’il venait d’une autre planète”.
    Cette admiration pour Michael Jackson a aussi permis de donner au film son énergie et sa gaîté.

    Alamein, un héros maori

    Le personnage d’Alamein s’est construit autour d’une réalité vécue par une génération de Maoris. À cette époque, ils devaient avoir honte de leur culture, ils étaient punis à l’école s’ils parlaient leur langue et on leur disait tout le temps qu’être Maori c’était être idiot. Beaucoup d’entre eux ont fui et ont rejoint des gangs, des clubs où ils pouvaient se rassembler et reformer une famille. Ces hommes et ces femmes ont commencé à vivre une vie qui n’était pas la leur. Ils ont changé de nom et se sont éloignés de la culture maorie, préférant s’identifier à des hors-la-loi, des héros romantiques, des conquérants célèbres ou des samouraïs. L’ironie du sort est que cette génération de gangs à la fin des années 80 a fait volte-face et que la plupart d’entre eux sont revenus à leurs origines.

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