En 2007, le terme « teen movie » ne fait plus sourciller personne pour la simple et bonne raison qu’il est entré dans les mœurs tant cinématographiques que télévisuelles. Ainsi, si l’on pense d’abord à
American Pie et consorts, on pense aussi et surtout à une armada de séries ciblées « Ados » - plus ou moins réussies – déclinant et analysant la dure période que représente l’adolescence. De
Dawson à
Newport Beach, en passant par
Les Frères Scott ou
Angela 15 Ans, les années 90-2000 sont définitivement celles de l’acné.
Tous ces produits existentialistes, aussi divers soient-ils, ont pourtant
tous la même paternité avouée, un film culte pour toute une génération :
Breakfast Club de John Hugues. Certes, récemment, Hugues a plus été « remarqué » pour ses scénarii de
Flubber ou de
Denis La Malice. Mais dans les très chevelues
eighties, le bonhomme révolutionnait littéralement tout un pan du cinéma pop(ulaire) en s’attachant aux teenagers (génération bâtarde par excellence) autrement que comme des faire-valoir familiaux ou des prétextes scénaristiques. Hugues donnait enfin la parole aux jeunes mal dans leurs Converse. On l’en remercie bien ! Trois films seront emblématiques :
Sixteen Candles,
Une Céature De Rêve et surtout le cultissime
Breakfast Club . Ca tombe bien, le(s) voilà qui débarque(nt) en DVD…
Si l’image et le son souffrent d’un sérieux rendu VHS - et si le menu DVD nous rappelle à quel point les années 80 ont été cruelles pour la mode, le petit pincement au cœur est toujours bien présent, vingt ans après, face à ces ados en rupture qui n’ont rien de commun et que pourtant tout rapproche. La sortie DVD n’a, d’un point de vue technique, rien de vraiment exceptionnel (oubliez DTS, THX et autres Dolby Surround) et les bonus sont plus que chiches (une toute petite bande-annonce d’époque)… Mais qu’importe, le film se suffit véritablement à lui même et on est bien content de pouvoir enfin retrouver Claire, John, Brian et les autres sur une galette dont la bande ne risquera pas de rester coincée dans le magnétoscope des parents…
Eléonore Guerra