Pour le plus grand plaisir de ses fans, la belle petite frimousse si attachante de Bridget Jones est de retour sur nos écrans, trois ans après avoir fait battre notre cœur au gré de ses aventures sentimentales. Alors que la romancière anglaise
Helen Fielding avait depuis longtemps écrit une suite à ce journal intime, le cinéma n’a pas perdu de temps pour l’adapter à son tour… Vu le succès du premier film, cela aurait été dommage de s’en priver.
Les producteurs ont de ce fait tout misé sur le même public, souhaitant visiblement réaliser non pas une suite mais une sorte de remake. Les spectatrices retrouveront ainsi leur héroïne dans des situations très similaires à celles du premier film, des dialogues à la mise en scène en passant par les personnages. Pourtant, la réalisatrice a changé :
Beeban Kidron a succédé à
Sharon Maguire, mais est visiblement restée très inspirée par cette dernière.
Toujours dans l’optique de (re)séduire un maximum de spectatrices du premier opus, il était impensable pour les producteurs de ne pas représenter
Hugh Grant dans les premiers rôles. On lui invente alors une aventure inexistante dans l’ouvrage de Fielding – où le personnage de Daniel Cleaver n’apparaît qu’à peine le temps d’un chapitre.
Tous les ingrédients qui avaient fait le succès du JOURNAL DE BRIDGET JONES sont donc de nouveau réunis dans cet AGE DE RAISON, mais tout cela sent trop le réchauffé…Restent l’ambiance rythmée et la compassion pour cette pauvre Bridget à qui les spectatrices s’identifieront toujours aussi facilement…
Amélie Chauvet