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Bright Star

    en DVD le 19 Mai 2010
Bright Star ressuscite le romantisme
Un film de avec , ...
Titre original : BRIGHT STAR (Australie)
Genre : Drame, Historique - Duree : 1H59 mn
Distributeur : Pathé Distribution - Editeur DVD : Fox Pathé Europa (FPE)
Sortie à la Vente en DVD le 19 Mai 2010
Sortie Blu-Ray le 19 Mai 2010
Sortie en salles le 06 Janvier 2010
Année de production : 2009
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 15 Mai 2009
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.87/5 (165 notes)

Résumé du film Bright Star

Début XIXème siècle, un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, tombe amoureux de sa voisine, Fanny Brawne. Pourtant très différents, l'un de l'autre, ils se rapprocheront peu à peu. Leur histoire d'amour sera alors semée d'embûches mais ils ne cesseront pas de partager cette passion beaucoup trop vite écourtée. C'est le personnage de Fanny et son amour pour elle qui inspira à Keats ses plus beaux poèmes.

Acteurs et Actrices : Bright Star

Bande annonce et vidéos (6 vidéos )

Galerie Photos ( 43 photos )

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Impressions Cannoises : Bright Star

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
     
    Vendredi matin, il pleut à seaux sur la Croisette. De quoi, peut-être, se mettre dans le bain pour la projection de Bright Star de Jane Campion.

    Ils sont jeunes et aspirent à consumer leur vie, à vivre leurs rêves. Ils n’étaient certainement pas faits l’un pour l’autre, mais vont incarner bien malgré eux la passion romantique dans toute sa splendeur… et sa cruauté. Ils vivent à une autre époque, parlent un langage étrange et personnifient pourtant l’amour dans ce qu’il a de plus intemporel et universel.

    Lui, rien de moins que l’illustre - mais pauvre - John Keats (poète anglais mort à seulement 25 ans et auteur de déchirants textes d’amour). Elle, Fanny Brawne, sa bien-aimée, dont l’Histoire n’a pas retenu grand-chose, à part peut-être qu’elle inspira au jeune homme ses plus beaux poèmes.

    De cette liaison passionnée, entière et tragique, Jane Campion (déjà bien connue du Festival de Cannes) a cherché à tirer l’essence : la curiosité, l’attirance, l’attente, la peur, l’exaltation, la passion, la séparation et la mort. A travers une photographie et un cadre d’une douceur par moment exceptionnelle, la réalisatrice de La leçon de piano nous peint le portrait de deux âmes incapables de vivre séparées et dont l’amour – malgré trois années de lutte – ne pourra pleinement s’accomplir que dans la mort et les écrits posthumes de Keats.

    Filmés au plus près, mais avec pudeur, Abbie Cornish et Ben Whishaw (dont le talent fou reste encore trop méconnu) incarnent ce désir et cette tendresse d’une douloureuse beauté avec une justesse rare.

    Une réelle émotion.

Critiques : Bright Star 3 étoiles

  • Libération
    Libération
    4 étoiles
    "Entre le ténébreux et l’insolente (qu’il traita de «pimbêche»), une fulgurante passion naquit que Campion raconte avec une remarquable élégance et des acteurs délicieux : Abbie Cornish et Ben Whishaw."
    La rédaction (article entier disponible dans Libération du 20/01/2010)
  • Métro
    Métro
    4 étoiles
    "Jane Campion signe ici l'un de ses plus beaux films, une romance intense et pudique qui évite les éceuils de la reconstitution historique."
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Métro du 06/01/10)
  • Télérama
    Télérama
    4 étoiles
    « La force du film est de provoquer chez le spectateur une puissante empathie. (…) Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l’amour. »
    Aurélien Ferenczi (article entier dans Télérama n°3130)
  • Les cahiers du cinéma
    Les cahiers du cinéma
    4 étoiles
    « Après s’être fourvoyée avec In the cut, thriller faussement sulfureux, Jane Campion revient aujourd’hui à une approche beaucoup plus suggestive de la passion, qui renoue avec l’évanescence de Sweetie et Un ange à ma table. »
    Nicolas Azalbert (article entier dans les Cahiers du Cinéma n°652)
  • Première
    Première
    3 étoiles
    " Après presque six ans d’absence sur les écrans et plusieurs films bancals, Jane Campion retrouve enfin, grâce à Bright Star, la place qui est la sienne : au firmament du cinéma mondial. "
    D.R.-B. (article entier disponible dans Première n°394-395, page 84.)

Critique Cannoise : Bright Star 3 étoiles

  • Libération
    Libération
    4 étoiles
    "Bright Star est (…) le film d’un grand retour, l’un des plus lumineux que la cinéaste nous ait donné."
    Olivier Séguret (article entier disponible dans Libération du 20/05/2009)
  • Le Monde
    Le Monde
    3 étoiles
    " Tout, dans la mise en scène de Jane Campion, suggère le caractère oppressant de ce qui l’éloigne ou rapproche les amants potentiels.(…) En péril permanent d’être corsetée par l’académisme, Jane Campion glisse ses espiègleries."
    Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Monde du 20/05/2009)
  • Le Nouvel Observateur
    Le Nouvel Observateur
    3 étoiles
    "Abbie Cornish fait dériver son personnage vers un horizon balayé par la passion. Dans cette métamorphose, Bright Star trouve son âme."
    François Forestier (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2324, page 114)

Caractéristiques du DVD

DVD

Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français

Bonus :
- Courts-métrages de
- Scènes coupées
- Film annonce
- Galerie photos

Blu-ray

Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Français 5.1 DTS Master Audio, Anglais 5.1 DTS Master Audio
Sous-titres : Français

Bonus :
- Courts-métrages de
- Scènes coupées
- Working with jane : documentaire sur
- Film annonce
- Galerie de photos

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
3/53/53/53/52/5

Test DVD

0 étoile

Une ode à la beauté. Une passion déchirante aux décors bucoliques dissimulés dans une campagne anglaise du XIXème siècle. Bright Star laisse le romantisme profond tendre à son apogée. maîtrise les images de son film aux tendances sublimes qui défilent à un rythme effréné, mais comme un poème aux vers malades. L’amour des deux amants bercés par leur pureté respective se noie dans un verre d’eau. Le chaste rêgne, tel un maître suprême. L’époque n’excuse pas tout.

A première vue, la situation est calme et ne laisse pas présager la fin.
Les fleurs bleues vont sursauter. Se croisent le poète John Keats (Ben Whishaw) et sa voisine () passionnée de couture aux allures pourtant effrontées, provocante mais vivant dans le douillet cocon familial.

De là, les conventions classiques de l’amour vont finir par s’avérer impossibles et perturbées par moult événements. Tout accable le pauvre poète aux airs enfantins et fragiles, pourtant doué avec les mots lorsqu’il ne les attend pas. John Keats erre, se prélasse en attendant sa muse, unique source d’inspiration. L’argent lui manque, le mariage est impossible. Le mélodrame pudique commence.

Impossible de faire l’impasse sur la grande force de la nature qui exploite les sentiments et les fait s’exacerber dans le vent. Toutes les scènes remarquables (deux) se passent dans l’herbe qui grésille presque sous nos pieds en nous administrant la chair de poule dans le reste du corps.
Comme ce début piquant, quand l’aiguille enfonce le drap et qui laisse présager toute la souffrance qui percera le cœur des amoureux éperdus.


Du dvd, on pense qu’il illuminera la dvdthèque. Surprenez-vous peut-être à acheter un écran géant, le romantisme passera mieux au côté de copain-qui-veut-pas-regarder-le-film-romantique. Evitez-lui les bonus où l’on retrouve des courts métrages de profondément pour les filles. Prenez un temps, délectez-vous de la scène coupée qui traite l’actrice d’incompétente à l’amour et ressortez ça à copain quand cet ingrat aura oublié de dire je t’aime, un soir de lune.

Tous les sens sont heureux durant le film qui n’envoie que des images esthétiques sans fautes de goût, ni de décors ou d’entorse aux dialogues. Même les personnages de second plan ont une histoire, une importance et une beauté élucidée. Belle stratégie qui évite l’ennui et la focalisation du couple à l’alchimie existante. Il ne reste plus qu’à se laisser aller. L’amour est universel, ne vous en faites donc pas.


A noter : Bright star évoque deux choses : la première est littéraire et traduite : C’est une étoile brillante. La deuxième est seulement le titre d’un poème de John Keats qui évoque l’amour pur d’un être privé de liberté pour avoir croisé la seule femme qui le mit dans ses états (d’âmes) des années durant jusqu’à sa fin. On a envie de tomber amoureux tout de suite, attention donc à votre compagnon de film.

A retenir : toutes les rédactions du monde pourraient vous parler de la passion et de ses tourments tragico-mélodramatiques douloureux et insurmontables des heures durant, leurs expériences aidant sous une pluie battante. Mais ce qui vous reste de mieux à faire (après avoir vu ce dvd) c’est de le posséder cet amour dont , modèle d’indépendance et de liberté, au service des femmes et de leurs désirs, semble ironiquement bien attaché.
Chloé C.

Notes de Prod.

Bright Star, une histoire vraie

L’amour qu’éprouva John Keats, ce grand poète romantique anglais, pour une jeune fille nommée Fanny Brawne lui inspira certaines des plus belles lettres d’amour jamais écrites. Fanny était la fille aînée de la famille Brawne, et John Keats la considéra tout d’abord comme une jeune fille effrontée et aguicheuse. Mais c’est à l’époque où il vécut dans la maison voisine de la sienne à Hampstead, un faubourg du nord de Londres, entre 1819 et 1820, qu’il connut une prodigieuse explosion de créativité et écrivit trois de ses plus beaux poèmes, « Ode on a Grecian Urn », « Ode on Melancholy » et « Ode to a Nightingale ».

Bright Star, la naissance du film

Le titre du film, Bright Star, a été inspiré par un poème d’amour écrit par Keats à Fanny Brawne sur la page de garde de son recueil d’œuvres de Shakespeare. Jane Campion rêvait de ce film depuis plusieurs années. Elle explique : « J’ai lu une biographie de Keats écrite par Andrew Motion et j’ai été frappée par le moment où il rencontre Fanny. Je suis tombée amoureuse de leur histoire d’amour... J’étais fascinée et profondément émue par leur souffrance et par la beauté et l’innocence de leur amour. Le livre m’a bouleversée. Ils étaient si jeunes... C’était une histoire à la Roméo et Juliette.

Le personnage de Fanny dans Bright Star

Jane Campion s’est inspirée en partie de sa fille pour le personnage de Fanny Brawne. Elle confie : « Ecrire ce personnage a été très difficile pour moi. Ma fille Alice, qui a 13 ans, est passionnée et elle a la langue bien pendue. Chaque fois que je butais sur quelque chose et que je me demandais ce que ferait Fanny dans telle ou telle situation, il me suffisait d’imaginer Alice à sa place. Cela m’a beaucoup aidée. Elle a été un peu ma muse...« Et puis Abbie Cornish est arrivée.

La musique de Bright Star

Le compositeur de la musique originale de Bright Star, Mark Bradshaw, a 25 ans. commente : « Nous faisons un film sur un génie qui est mort à 25 ans, et je trouvais légitime de prendre des risques en faisant appel à des collaborateurs jeunes. Mark Bradshaw est effectivement très jeune, mais il a composé la musique pour mon cinquantième anniversaire et je l’ai trouvée formidable, c’était un mélange de sons très originaux. Il a travaillé sur mon court métrage, Le Journal De L’eau, et il a complètement compris ce que je voulais. Puisque Keats a écrit sa poésie la plus sublime à 23 ans, j’ai eu l’impression que ce film exigeait de moi de croire en des gens jeunes. Mark a fait un travail fantastique. »

Les décors de Bright Star

Le tournage s’est déroulé en avril et mai 2008 dans des décors naturels, dans le Bedfordshire, en Angleterre – sauf pour une seule journée de tournage à Rome. Hyde House, près de Luton, a été le lieu de tournage principal. Les deux maisons que comportait la propriété étaient idéales pour représenter les maisons de Hampstead : Wentworth House, la maison que Brown partage avec les Brawne, et Elm Cottage, où la famille Brawne avait vécu auparavant. Jan Chapman confie : « C’était formidable de tourner dans un seul lieu pendant la presque totalité des neuf semaines. Cette propriété comportait deux bâtiments, exactement ce qu’il nous fallait pour l’histoire. Il y avait en plus des jardins incroyables qui pouvaient en partie servir pour les parcs. Cet endroit était miraculeux pour nous. »

Sur le Tournage de Bright Star

Le 4 Avril 2008 - Jane Campion reprend du service

Et en solo ! Car la réalisatrice néo-zélandaise semblait se complaire dans les œuvres collectives depuis quelque temps (Le Court des grands en 2005, Chacun son cinéma en 2007). Mais la revoilà, aussi fraîche et indépendante qu’à l’époque d’In The Cut. Sa source de motivation ? La poésie anglaise…

Les avis sur le film Bright Star