Suivent deux ans de préparation, de tournage et de post-production pour une histoire d’amour double, aux facettes à la fois distinctes et complémentaires. La première, sensuelle, charnelle et très incarnée, se déroule de nos jours à Montréal : Antoine (
Kevin Parent), DJ, fou de passion pour sa nouvelle compagne, Rose (
Evelyne Brochu), n’arrive pas à faire le deuil de sa séparation d’avec Carole (
Hélène Florent), son amour d’adolescent devenue la mère de ses enfants. La seconde, située dans le Paris des années 60, raconte la relation fusionnelle unissant Jacqueline (
Vanessa Paradis) à son fils de sept ans, Laurent (
Marin Gerrier), qui tombe follement amoureux d’une camarade de classe, trisomique comme lui.
Ces deux récits s’emboîtent comme dans une « une partition émotionnelle », ainsi que nous l’explique
Jean-marc Vallée, qui a mis en place dans Café de Flore un jeu de miroirs à travers le temps et l’espace, chacune des deux histoires se faisant le révélateur de l’autre qu’elle hante par des échos et de subtiles résonances.