C'était le film de la rentrée du cinéma français,
Camille Redouble, cinquième long métrage de l'actrice-réalisatrice
Noémie Lvovsky avait enflammé critiques et spectateurs.
Le pitch ? À quarante ans, la vie de Camille (
Noémie Lvovsky) n'est pas ce qu'elle espérait. L'homme qu'elle aime depuis vingt-cinq ans est parti, son rêve de devenir actrice s'éloigne de plus en plus, elle va perdre son logement et force un peu trop sur la bouteille. Mais lors d'une soirée de réveillon bien arrosée, Camille perd connaissance et se réveille dans les années 80, âgée de 16 ans. Elle va alors devoir revivre le lycée, les sorties entre copines, mais surtout la rencontre avec son futur ex-mari et la mort d'un proche.
On peut dire que c'est le film de la consécration pour
Noémie Lvovsky. Souvent remarquée avec des seconds rôles comme dans
Les Beaux Gosses ou
L'Apollonide, Souvenirs De La Maison Close, Lvovsky trouve ici un rôle à la hauteur de son talent. En interprétant Camille adulte et adolescente avec une aisance et une spontanéité inouïe, l'actrice porte le film sur ses épaules et nous embarque dans un tourbillon d'émotions qui passe de la nostalgie à la joie à la tristesse, etc.
Mais le film ne serait rien sans ses seconds rôles si brillamment écrits que sont les parents (
Yolande Moreau et
Michel Vuillermoz, impeccables), les amis de lycée, le professeur de français (
Mathieu Amalric méconnaissable) et sans oublier l'apparition de
Micha Lescot en metteur en scène historique, assez mémorable.
Avec cette histoire de retour à l'adolescence l'actrice-réalisatrice nous pose l'éternelle question : Agirions-nous pareil si nous connaissions la fin de l'histoire ? Retomberions-nous amoureuse de l'homme qui plus tard partira ?
Bien que ces questions ne soit pas nouvelles, Lvovsky arrive à en tirer un joli film qui allie comiques de situation et scènes dramatiques à merveille. Le tout saupoudré d'une bande originale tout droit sortie des
eighties.
Conclusion :
Camille Redouble est un film qui fait du bien porté par des acteurs incroyables !
Floriane Coué