Mésentente avec votre patron ? Dispute avec vos enfants ? Désaccord avec votre femme ? Oubliez le stress du boulot et de la maison… Partez en camping car ! Rien de mieux que de se ressourcer en famille au gré des mésaventures de camping-cariste. Voilà ce que semble nous conseiller
Camping-car, le film de
Barry Sonnenfeld avec
Robin Williams (
Final Cut et
Insomnia).
De l’incompréhension à la communication et de l’égoïsme d’ados au partage familial, les membres d’une maison toute équipée de banlieue américaine aisée partent en vacances dans un camping-car multifonction de location. À l’intérieur du véhicule, une famille qui ne se comprend plus mais qui revient de ce voyage plus soudée que jamais.
Ah la magie du camping-car ! Rien de mieux pour des vacances familiales... C’est surtout la magie de
Robin Williams qui fait vivre le film. Avec l’aide de sa famille bien sûr…
Cheryl Hines est parfaite dans le rôle de la mère au foyer qui se sent à l’aise uniquement dans son confort luxueux.
Joanna « Jojo » Levesque joue l’ado rebelle à la perfection, notamment quand elle dénigre son père. Le rôle du petit garçon qui rencontre quelques difficultés à devenir adolescent est interprété de façon touchante par
Josh Hutcherson. Les Munro sont donc une famille typiquement américaine. Mais elle ne serait rien sans les Gornicke, sorte de miroir déformant. Stéréotypées, mais pas tant que ça en fait…
Camping-car est une bonne tranche de vie et de franche rigolade. Un séjour au cœur de la famille et de ses sentiments, sorte de voyage initiatique où chacun apprend à se connaître. Un peu trop de clichés apparaissent peut-être à l’écran, mais ils volent tous en éclats. À aller voir si on veut rire, surtout si on est fan de
Robin Williams, de ses grimaces, de ses imitations mais aussi de ses émotions véritables. L’acteur est hilarant mais aussi très sincère dans son rôle de famille professionnellement à la dérive.
Emilie Chamoreau