Quand et comment le désir de faire du cinéma est-il né en vous ?
Enfant, il n’y avait pas de télévision à la maison. Nous allions au cinéma aussi souvent que nous le pouvions. Essentiellement des reprises. J’ai vu des films très tôt, certains en vo comme Les raisins de la colère. Ma mère me chuchotait les sous-titres dans le creux de l’oreille. J’ai donc découvert le cinéma avec des classiques. Certains l’aiment chaud, Géant, beaucoup de Chaplin, Docteur Folamour et des films à consonance plus sociale tels Pain et chocolat. Ensuite le cinéma américain des années 7O, avec Pakula, Schlesinger, Kubrick, a formé mon goût. Pour le reste, c’est d’un banal, mais c’est ainsi. On m’a offert mon premier appareil photo. J’ai fait mes premières images et j’ai compris que c’était pour moi la meilleure façon de communiquer avec les autres. Ne plus dire ou essayer de dire mais montrer. C’est cela principalement qui m’a donné envie de faire du cinéma.