Comme le cinéma, le catch est né dans les foires. Et la comparaison entre ces deux “arts” ne s’arrête pas là. Ils partagent le goût du travestissement, de l’incarnation de personnages archétypaux, de la narration à rebondissements. On y aime la mise à mort exutoire du méchant, le triomphe disproportionné du gentil. On s’y abandonne imprudemment à nos instincts les plus primaires, et on y goûte avec culpabilité une violence que l’on sait quelque part être sans conséquence. Après tout, comme le dit l’un des personnages, “le catch, ce n’est pas truqué, c’est scénarisé !”