Après nous avoir appris ce que voulaient les femmes, compris que toutes les filles étaient folles tout court ou parfois de lui, c’est au tour des rêves des midinettes d’en prendre pour leur matricule. Mais elles rêvent de quoi les filles quand elles ont 17 ans ? Gloire, amour, célébrité, argent ? Et bien non, figurez-vous que cette petite là rêve de retrouver un papa qu’elle n’a jamais vu. Jusqu’au jour où elle prend les choses en main et s’enfuit des bras trop protecteurs de sa chanteuse hyper cool de mère, et s’envole pour l’Angleterre... Et quand l’Amérique vient bousculer le flegme britannique, ça fait des ravages !
Papa n’est pas seulement Henry mais Lord Henry, son premier contact anglais n’est pas qu’une graine de chanteur mais un boyfriend pas riche mais plutôt pas mal. C’est pas mignon tout plein tout ça ?
Une belle mère acariâtre, une sœur jalouse et un beau prince charmant les cheveux au vent sur son cheval blanc ou plutôt sa moto noire, ça ne vous rappelle rien ? Et oui, Cendrillon est de retour sur Terre. Les personnages sont stéréotypés à l’extrême, les situations bourrées de clichés, les musiques trop fortes au point qu’on en vire souvent à la comédie musicale, le rose la couleur dominante.
On a parfois l’impression de nager dans un océan de guimauve ou de traverser le pays de la Poupée Barbie. Mais finalement, c’est ce qui fait le charme du film. Car après avoir soufflé par ennui, rit par nervosité, on se prend au jeu de cette petite frimousse effrontée qui se met tout le pays à ses pieds, on rit en la voyant chuter dans les bras du Prince Charles, on a presque envie de se lever et valser sur l’air improvisé de l’ado délurée.
Bref on retrouve nos 15 ans tout trempés pendant une petite heure, on se laisse aller à un petit film d’été sans originalité mais plutôt gentillet. Une bonne dose de couleur rose dans un monde trop noir, ça ne fait de mal à personne ! Et puis, comme on dit dans les contes de fée, l’amour triomphe toujours.
Aurélie Maulard