Un film de
Liria Begeja, avec
Fanny Ardant,
Roschdy Zem,
Fanny Cottençon,
Sami Bouajila,
Arié Elmaleh et
Olivier Cruveiller.
A l'occasion de la sortie en salle, le 28 novembre 2001, de son film CHANGE MOI MA VIE, la réalisatrice Liria Begeja était à Paris. Découvrez notre ENTRETIEN AVEC LIRIA BEGEJA
SYNOPSIS :
Nina marche, hagarde et titubante, dans le square des Batignolles. Nina s’effondre. Tout le monde se retourne. Personne ne s’arrête. Sauf un algérien d’une trentaine d’années, en tenue de jogger, Sami, qui courait dans le square.
Nina veut retrouver cet homme qui l’a sauvée. Le seul qui se soit arrêté. Un Algérien. Elle va chercher ce grand brun qui courait et va le retrouver en travesti qui fait le tapin.
Nina va aimer Sami, devenu prostitué travesti à cause d’un rêve brisé trop tôt.
L’AVIS DE LA REDACTION :
CHANGE MOI MA VIE, troisième long-métrage de Liria Bégéja, est une histoire d’amour hors du commun dans un univers glauque plutôt malsain. Le scénario est sans aucun doute dérangeant et frappant.
On n’a pas l’habitude de voir sur les écrans une bourgeoise s’amouracher d’un travesti prostitué, en général c’est le contraire. Pourquoi pas ?
La première partie du film est touchante : Nina (
Fanny Ardant) et Sami (
Roschdy Zem) se rencontrent, se découvrent, se font du bien et on pourrait croire que tout va changer pour eux.
La deuxième partie est peu convaincante à mon goût. À partir du moment où ils sont ensemble, on a le sentiment que l’amour leur échappe. Nina a réussi à remonter la pente en jouant sur scène, mais Sami n’arrive pas à se réaliser, il n’est pas à la hauteur et retombe vite dans la drogue.
Ardant et Zem sont assez impressionnants, ils endossent les rôles les plus variés tout en excitant notre curiosité.
Des personnages au décor (la chambre de bonne de Nina, le café des travestis et les grands boulevards), tout est glauque, malsain et exprime un certain mal d’être qu’on a envie de fuir. À noter que pour tous les passionnés de raï, vous ne serez pas déçu, ChebMami a composé la plupart des musiques du film.
CHANGE MOI MA VIE s’adresse à un public averti surtout pas déprimé car on est loin de la détente et de la bonne humeur.
Clémence Grouillé
L’AVIS DE LA PRESSE :
CinéLive:
"Déconcerté par ce qui s'annonçait comme une chronique sociale et qui finit par un pseudo-mélodrame , on en vient pourtant à regretter sincèrement que Change-moi ma vie n'ait pas vraiment changé la nôtre "
(article entier disponible dans Cinélive n°52, page 48)
Studio :
" Le film dégage, dans ses meilleurs moments, une impression de malaise et une émotion forte assez rares"
(article entier disponible dans Studio n°173, page 30)